MÉDITATION DU 31 JUILLET 2021

MÉDITATION DU 31 JUILLET 2021

Lecture : Marc 14.32-35

Après le repas pascal suivi de la prière sacerdotale (Jean 17), Jésus se rend dans le jardin de Gethsémané. Il semble que ce choix s’explique du fait que Judas le connaissait pour avoir été le lieu de rassemblement de Jésus avec ses disciples (Luc 22.39 ; Jean 18.2).

Jésus n’a pas choisi un autre endroit qui aurait déjoué Judas. Il est allé là où il en avait l’habitude. Avant que son heure soit venue, Jésus évitait les occasions d’être arrêté (Jean 7.10). Mais maintenant que son heure est arrivée (Jean 13.1), Jésus ne se cache pas, il ne recule pas. Il va même au-devant du traitre et des autorités juives.

Mais ce fut une très grande épreuve (Hébreux 5.7) parce qu’il savait tout ce qu’il allait endurer. Dans sa prière, il utilise l’image de la coupe (Marc 14.36). Dans l’Ancien Testament, lorsque la coupe décrit ce que Dieu inflige, elle réfère à sa propre colère (Psaume 11.6 ; 75.9 ; Ésaïe 51.17, 22 ; Jérémie 25.15-18 ; 49.12 ; cf. Apocalypse 14.10 ; 16.19).

Jésus savait très bien que, par-dessus tous les coups injustes des hommes, il allait subir la colère de Dieu. Lorsque nous serons ressuscités et tous réunis avec le Seigneur, nous serons sans doute des millions, des milliards, Dieu seul le sait. Et de toutes ces personnes réunies, personne n’aura expérimenté la colère de Dieu sauf Jésus-Christ. Il est le seul à avoir subi cette juste colère de Dieu et qui sera dans le royaume de Dieu. Il en est même le Roi.

Mais pour qu’il y ait Pâques, il devait y avoir vendredi saint, et Jésus en était très conscient. Il est saisi d’effroi et d’angoisse à la simple idée d’y penser. Quel Roi nous avons !

Durant son ministère terrestre, Jésus nous a permis d’entrer dans l’intimité avec son Père. Sa prière sacerdotale en est un bel exemple. Mais dans notre texte, Jésus dévoile son intériorité. Il fait connaître sa profonde souffrance. L’expression est forte : « Mon âme est triste à en mourir » (Marc 14.34).

Sa requête n’insinue pas que Jésus recule. Jésus ne fait qu’exprimer son désarroi (Daniel Arnold). Il fait connaître sa lutte, mais jamais il ne cherche à renoncer à sa mission. Il nous permet de comprendre que s’il y a lutte, son désir le plus profond demeure d’accomplir la volonté de son Père (Marc 14.36).

Frères et sœurs. Prenons conscience des souffrances que notre Seigneur a endurées pour nous sauver et recherchons la volonté de Dieu comme Jésus l’a fait même dans les moments les plus pénibles.

Père céleste. Grâces te soient rendues pour Jésus-Christ, pour son obéissance en dépit des pires souffrances, pour nous éviter les souffrances éternelles. Amen !

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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