MÉDITATION DU 26 SEPTEMBRE 2025
Lecture : Deutéronome
25.5-10
Ces versets exposent la loi du lévirat.
Lorsqu’un homme décédait sans avoir donné d’enfant à son épouse, le frère du
défunt avait la responsabilité de prendre sa belle-sœur veuve comme épouse afin
d’assurer une descendance au défunt.
Raymond Brown [Bible Speaks Today]
affirme qu’il y « avait une longue tradition qui remontait à la période
patriarcale et était une coutume tout à fait familière dans diverses parties du
Proche-Orient ancien. Les Hittites et les Assyriens la pratiquaient tous deux.
Dans la tradition assyrienne, même une femme fiancée pouvait s'attendre à être
prise par le frère de son futur mari ».
Bien que la chose ne soit pas présentée
comme un commandement de façon directe, il semble que ce soit quand même le
cas. Quelques éléments nous placent sous un registre légal.
Si le frère refusait, la cause était
amenée devant les anciens de la ville. Et si le frère persistait dans son
refus, il y avait un châtiment public qui consistait en un déshonneur permanent
puisque ce frère allait porter dorénavant un nom humiliant : « la famille
du déchaussé » [le mot maison a parfois le sens de famille].
La veuve devait lui retirer sa sandale
et lui cracher au visage. Le crachat était la pire insulte à l’époque [Job
30.10 ; Ésaïe 50.6 ; Marc 10.34]. La sandale était utilisée en Israël
pour symboliser la propriété. L'enlèvement de la sandale indiquait que l'homme
renonçait à tout droit sur les biens de son frère. Ce retrait d'une sandale
officialisait que les droits de propriété ont été transférés. La sandale
retirée était un signe que l'héritage avait été totalement renoncé.
La loi du lévirat visait à maintenir la
famille. Bien qu’elle ne soit plus appliquée de nos jours, elle comporte des
vertus dont nous devrions tenir compte. Les frères et sœurs du défunt devrait
soutenir une belle-sœur qui se retrouve veuve et non s’en désolidariser. Il y a
une responsabilité envers la veuve.
Cette loi offrait à l’homme mourant un
certain espoir que son épouse ne se retrouvera pas à la rue puisqu’une veuve de
l’époque était pratiquement comme une itinérante de nos jours.
Et la plus grande application pour nous
est de nous rappeler que nous étions tous en situation de veuvage et sans
avenir et que le Père nous a mariés à son Fils pour l’éternité. Nous sommes
l’Épouse de Jésus-Christ, statut qui nous offre un avenir glorieux.
Père céleste, nous voulons te louer
pour l’institution de la famille. Bien que le péché ait souvent rendu les
relations familiales difficiles, l’institution telle que tu l’as créée est
merveilleuse et elle te glorifie.
Nous te louons également pour
Jésus-Christ, ton Fils éternel à qui tu nous as mariés. Merci pour cette union
entre Jésus et nous. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
