MÉDITATION DU 25 SEPTEMBRE 2025

25 SEPTEMBRE 2025

 

Lecture : Deutéronome
25.1-4

 

Ces versets comportent deux règles dont
le lien est l’abus.

 

PUNITION ABUSIVE. Dans la loi juive, il
arrivait que les juges condamnent un criminel à recevoir des coups en
proportion de la gravité de la faute [Deutéronome 25.2]. Cependant, la loi
considérait que quarante coups était la limite, et au-delà de ce nombre,
c’était considéré comme abusif. C’est la seule place dans tout l’Ancien
Testament où cette loi est affirmée. Les Juifs, pour être certains de ne pas
dépasser quarante, en donnaient un de moins, au cas où il y aurait eu une
erreur de comptage [cf. 2 Corinthiens 11.24].

 

La justice de Dieu se manifeste dans
cette loi. Une punition ne doit pas être disproportionnée mais plutôt limitée
en fonction de la gravité du crime.

 

EXPLOITATION ABUSIVE.

 

La deuxième consigne contre l’abus
concerne la rémunération qui doit correspondre au travail. Paul cite ce verset
[Deutéronome 25.4] à deux reprises [1 Corinthiens 9.9-10 ; 1 Timothée
5.17-18]. Imaginez que si un homme doit permettre à un bœuf de se nourrir de
son travail, combien le principe doit s’appliquer envers les esclaves et les
employés.

 

Dans les deux citations pauliniennes,
l’apôtre applique le verset au soutien des ouvriers du Seigneur. Paul dit même
que le texte du Deutéronome a été écrit pour eux [1 Corinthiens 9.10].
D’ailleurs, le réformateur Martin Luther, avec une touche humoristique, a dit
que ce verset ne peut pas avoir été écrit pour les bœufs puisqu’ils ne savent
pas lire.

 

C’est important que les chrétiens
soutiennent l’ancien dont la vocation première est l’enseignement de la Parole
[1 Timothée 5.17].

 

Ceci ne signifie pas que l’application
du verset se limite aux ouvriers. C’est un principe général. Un chrétien
devrait se garder de s’attendre à la gratuité venant d’un autre frère. Il me
semble que si je fais appel à un menuisier chrétien pour refaire une galerie,
je devrais m’empresser de le payer. Si le frère veut me donner un rabais, c’est
son choix. Mais de mon côté, je dois considérer que l’ouvrier mérite son
salaire car nous ne devons pas emmuseler le bœuf qui foule le grain.

 

Il y a dans ces consignes contre les
abus une sagesse de Dieu qui devrait nous inspirer. Dans sa loi, le Seigneur a
même prévu des cas d’abus afin que tous soient protégés.

 

Père céleste, merci encore pour ta loi
qui nous permet de vivre avec sagesse dans ce monde. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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