​MÉDITATION DU 12 SEPTEMBRE 2025

12 SEPTEMBRE 2025

 

Lecture : Deutéronome
22.1-4

 

Le droit à la propriété privée est
établi avec le 8e commandement qui dit de ne pas voler. Ça signifie
que l’on ne peut pas garder pour soi ce qui est à l’autre. Il y a une maxime en
français qui dit « qui trouve, garde », c'est-à-dire que celui qui
trouve une chose a le privilège de la garder.

 

Notre Seigneur enseigne le contraire.
Celui qui trouve quelque chose qui ne lui appartient pas doit tout faire pour
le restituer à son propriétaire. Une personne qui perd quelque chose ne l’a pas
fait expressément. La chose ne cesse pas de lui appartenir sous prétexte qu’il
l’a perdue.

 

Cette loi régissait les relations entre
frères d’alliance, c'est-à-dire entre Juifs sous l’ancienne alliance. Ce qui
sous-tend toute la loi est l’amour au sein du peuple de Dieu [Galates 5.14].
L’idée d’aimer même ses ennemis était déjà présente dans la disposition
mosaïque puisque, même si la chose égarée appartenait à un ennemi, il fallait
la lui rapporter [Exode 23.4-5].

 

Si quelqu’un possède quelque chose,
s’il en est propriétaire, c’est parce que Dieu le lui a permis. C’est toujours
Dieu qui donne. Et retenir le bien d’un autre consiste à prendre ce que Dieu
lui a donné. De plus, la personne qui possède a travaillé pour l’obtenir.
Retenir ce qui lui appartient consiste à garder pour soi le fruit du travail
d’un autre.

 

L’envie et la convoitise risquent de
nous faire hésiter. Mais notre amour pour Dieu et notre prochain devrait nous
motiver à remettre à la personne ce qui lui appartient.

 

Le commandement prévoit aussi
l’entraide communautaire [Deutéronome 22.4]. En rejetant l’héritage
judéo-chrétien, notre société est tombée dans l’individualisme extrême. Il
arrive qu’un journaliste simule une situation dramatique pour voir la réaction
des passants. Par exemple, avec l’aide d’un complice, il va simuler une attaque
où le journaliste se retrouvera tabassé sur le sol. Très souvent, les passants
poursuivent leur route comme si tout était normal. Ce n’est pas sans rappeler
la parabole du bon Samaritain [Luc 10.30-32].

 

La loi de Dieu demande que nous soyons
empressés d’aider celui qui est dans le besoin. Le problème de l’autre me
concerne.

 

Quand je réfléchis à cette loi, mes
yeux se tournent immédiatement vers Jésus-Christ. Il a vu notre problème. Et ce
problème n’était pas que nous avions perdu un bœuf ou un âne. Nous avions perdu
notre propre vie. Nous étions perdus. Et le Seigneur est venu pour nous
racheter. Il est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

C’est par son sacrifice qu’il nous a
rachetés. Il n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu
[Philippiens 2.6]. Il s’est incarné pour nous sauver. Quel amour !

 

Père céleste. Donne-nous de nous aimer
les uns les autres comme Jésus-Christ nous a aimés. Il s’est livré pour nous
libérer. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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