MÉDITATION DU 10 SEPTEMBRE 2025
10 SEPTEMBRE 2025
Lecture : Deutéronome 21.15-21
Ces versets traitent de deux situations concernant les fils : le droit d’aînesse et l’indocilité.
La loi encadrait la polygamie. Non pas qu’elle soit conforme au cadre du mariage. C’est plutôt qu’il s’agissait d’une réalité courante. Certains théologiens avancent que c’était le moindre de deux maux et que ça expliquerait que le Seigneur ait toléré cette situation. Les guerres faisaient en sorte que plusieurs hommes tombaient au combat et que le nombre de veuves et d’orphelins aurait été problématique parce qu’à l’époque, une veuve ou un orphelin se retrouvait sans ressource.
Le Seigneur demande que le mari de deux femmes respecte le droit d’aînesse allant au premier de ses fils. Ce droit d’aînesse se traduisait par une double portion de l’héritage. Le père devait calculer ses actifs et diviser par le nombre de fils plus un. Ainsi, il donnait la part supplémentaire à l’aîné.
Dans nos sociétés occidentales, il n’y a pas de polygamie, mais dans certains pays d’Afrique, il arrive qu’un homme ayant plusieurs épouses se convertisse à Jésus-Christ.
La deuxième situation familiale est un enfant indocile. La peine de mort était exigée lorsque l’indocilité n’était pas le fruit d’une négligence des parents. Ceux-ci devaient avoir enseigné leur fils, puis l’avoir châtié lorsqu’il désobéissait [Deutéronome 21.18].
Si l’enfant s’endurcissait malgré la bonne éducation reçue, les parents devaient le conduire devant les anciens qui prononçaient la peine de mort. Nous voyons ici la complémentarité des champs d’autorité. Ce sont les parents qui devaient conduire leur fils aux anciens, mais les parents ne pouvaient appliquer la peine de mort.
D’autre part, ce sont les anciens qui devaient appliquer la peine de mort, mais uniquement lorsque les parents leur amenaient leur fils indocile [Deutéronome 21.19-20]. La peine de mort était appliquée par toute la communauté [Deutéronome 21.21].
Ces deux situations nous enseignent l’importance de bien prendre soin des enfants que le Seigneur nous confie. Le texte fait un lien entre l’éducation des parents et l’indocilité de certains enfants. Il se peut qu’un enfant soit indocile alors que les parents l’aient bien éduqué. Mais un enfant non éduqué sera toujours indocile.
Et ne pas enseigner aux enfants qu’il y a une autorité sur eux conduira souvent l’enfant à rejeter l’autorité suprême, celle de Dieu.
Nous devons rendre grâce au Seigneur car il est le meilleur Père. Il nous éduque tellement bien, nous inculque sa loi, de sorte que son Esprit en nous nous rend dociles.
Bon Père céleste, nous te louons pour ton œuvre en nous. Merci de ne pas nous livrer à nous-mêmes. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
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