MÉDITATION DU 30 MAI 2025
Lecture :
Apocalypse 13.16-17
La marque de la bête a été l’objet de plusieurs interprétations
qui, pour la plupart, relèvent de l’imagination des hommes et non pas du texte
lui-même. De nos jours, il est courant d’entendre que cette marque est une puce
électronique sous-cutanée donnant à la bête un contrôle quasi absolu des
réprouvés. Ce genre d’interprétation ne tient pas compte de l’ensemble des
données du livre de l’Apocalypse.
Depuis quelques méditations, nous voyons que Satan et ses
acolytes imitent Dieu. Cette marque dont il est question en est une autre
preuve.
Nous avions vu que Dieu marque ses serviteurs d’un sceau sur le
front [Apocalypse 7.3 ; 14.1]. Personne n’imagine que Dieu insérera une puce
électronique dans le crâne de ses enfants. Or, si le sceau sur le front des
chrétiens n’est pas littéral, il est plus que probable que la marque de la bête
ne soit pas littérale elle aussi.
En fait, ces marques ne seraient pas physiques mais spirituelles.
Jean indiquerait par cette image l’allégeance spirituelle et idéologique à des
valeurs. Tous les serviteurs de Dieu, soient les chrétiens, portent évidemment
allégeance à Dieu et à sa loi.
Tous les serviteurs de Satan portent allégeance à Satan et à son
idéologie. La marque satanique représente l’adhésion volontaire à un système
mondain qui s’oppose aux valeurs du Royaume de Dieu.
L’impossibilité d’acheter ou de vendre indique le rejet que les chrétiens
essuient de la part des réprouvés. J’ai connu quelques chrétiens dont les
parents s’étaient convertis à Jésus-Christ dans les années 50-60. À la
conversion des parents, les enfants ont dû changer d’école puisque, à l’époque,
les écoles étaient soit catholiques francophones ou anglophones, soit
protestantes anglophones.
Des chrétiens ont perdu leur emploi pour leur foi. Un commerçant
qui se convertissait perdait la plupart de ses clients. Il était pratiquement
impossible pour eux d’acheter ou de vendre.
J’ai aussi rencontré des pasteurs qui ont fait de la prison pour
avoir évangélisé. Il y a Maurice Boillat, l’ancien secrétaire général de l’Union
d’Églises baptistes francophones au Canada. Il y eut aussi les pasteurs Murray Heron
[https://www.essor-rbe.ca/qry/page.taf?id=29&_function=atcldetail&sbtatcl_uid1=203]
et son frère Lorne [https://www.thrive-magazine.ca/qry/page.taf?id=27&_function=atcldetail&sbtatcl_uid1=120].
Frères et sœurs, sommes-nous prêts à être abandonnés par nos
proches pour l’évangile ? Sommes-nous prêts à subir des contre-coups sociaux et
économiques pour le royaume ? Le Seigneur nous demande de porter notre croix, c'est-à-dire
d’être prêts à encaisser les réactions hostiles des non-chrétiens face aux
enfants de Dieu.
Père éternel, augmente en nous le courage de la foi. Donne-nous
de tellement voir la beauté de l’évangile que nous serons prêts à tout perdre,
à vendre tout ce que nous avons pour nous approprier le trésor de l’évangile [Matthieu
13.44]. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
