MÉDITATION DU 3 MARS 2025
Lecture : Apocalypse 3.10-11
Le Seigneur promet sa protection à ses enfants. Il est important
de rappeler que les enfants de Dieu sont tous ceux qui persévéreront jusqu’à la
fin. Celui qui dit croire mais qui abandonne n’a jamais été régénéré. Ce n’est
pas qu’il est retourné à son ancienne nature. C’est plutôt qu’il n’a jamais été
fait nouvelle créature.
Cette persévérance des chrétiens nous est assurée parce que c’est
le Seigneur qui nous garde [1 Thessaloniciens 5.23-24 ; 2 Thessaloniciens 3.3 ;
1 Pierre 5.10].
Il arrive que des chrétiens basculent dans un des deux extrêmes
suivants.
Les uns se disent que la persévérance repose sur nos propres
forces et que le chrétien pourrait perdre son salut. Ça équivaut à dire que l’entrée
dans le salut est par grâce mais que le maintien dans le salut est par les œuvres.
L’autre extrême est le raisonnement qui veut que, puisque c’est
le Seigneur qui garde ses enfants, ces derniers n’ont rien à faire pour persévérer.
La réalité est que le chrétien doit joindre tous ses efforts [2
Pierre 1.5, 10 ; 3.14]. La passivité est incompatible avec la vie chrétienne.
Quand le chrétien fait tous ses efforts, il doit reconnaître que
ce n’est que par la puissance et la grâce de Dieu, lui qui donne le vouloir et
le faire [Philippiens 2.13]. Le Seigneur ne livre jamais ses enfants à leurs
propres forces.
L’épreuve annoncée « dans le monde entier » pourrait se
limiter à l’empire romain de l’époque [cf. Actes 17.6 ; 19.27 ; Romains 1.8 ;
Colossiens 1.6]. Il se peut aussi que l’expression désigne vraiment la planète
entière. Dans ce cas, le texte parlerait de l’épreuve à la fin du monde. Ce qui
compte pour nous n’est pas l’étendue de l’épreuve mais notre persévérance si
elle nous frappe.
Est-ce que le verset 11 insinue qu’un chrétien pourrait perdre le
salut qu’il a reçu ? Je ne le pense pas. L’exhortation ne vise jamais à
remettre en question les promesses de Dieu. L’exhortation s’inscrit plutôt dans
les moyens de grâce qui vont, de façon certaine, porter leurs fruits chez les élus
tout en permettant que l’inauthenticité des faux frères soit révélée.
Celui qui abandonne la course n’a jamais été conduit par l’Esprit,
n’a jamais été régénéré, et n’a jamais été chrétien.
Le mot grec traduit par couronne [le sujet sera développé en 4.10]
signifie des couronnes de récompenses comme celles d’olivier ou de laurier qui
étaient déposées sur la tête des champions olympiques ou encore sur les
militaires qui revenaient triomphants. Il s’agit de couronnes de récompenses.
Effectivement, tous les chrétiens auront des récompenses. Nous ne
savons pas ce qu’elles seront. Ce que nous pouvons dire, c’est que le Seigneur
va reconnaître au moyen de ces récompenses l’œuvre de chacun [cf. 1 Corinthiens
3.14].
Seigneur Dieu, merci de nous garder dans les épreuves. Nous
reconnaissons notre faiblesse et notre besoin vital que tu nous soutiennes et
nous gardes. Donne-nous de ne jamais tomber dans l’oisiveté mais de constamment
joindre nos efforts dans les choses que tu nous demandes. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
