MÉDITATION DU 15 FÉVRIER 2025
15 FÉVRIER 2025
Lecture : Apocalypse 2.8-9
La lettre à l’Église de Smyrne, tout
comme celle à Philadelphie, ne reçoit aucun reproche du Seigneur. Je vois
parfois des chrétiens tolérer des écarts graves dans leur Église sous prétexte
qu’il n’y a pas d’Église parfaite et que, de toute façon, ce serait la même
chose dans toutes les autres Églises.
Cette pensée est souvent un prétexte
pour justifier le laxisme. Il y a des Églises qui, malgré leurs imperfections,
appliquent rigoureusement les consignes bibliques pour maintenir le plus
possible l’ordre et rechercher la pureté dans l’Église. Elles ne font pas
qu’enseigner. Elles appliquent et vivent ce qu’elles enseignent.
Dans cette lettre, Jésus se présente
comme celui qui était mort et qui est revenu à la vie, comme il l’avait fait en
Apocalypse 1.18. Ce rappel de sa mort et de sa résurrection était des plus
pertinents pour une Église qui s’apprêtait à entrer dans une période de
tribulation.
Il convient de distinguer entre, d’une
part, la tribulation, mot qui est synonyme de persécution, d’oppression, et
d’autre part, la colère de Dieu. Certains chrétiens affirment que les croyants
seront enlevés avant la période ultime de tribulations sous prétexte que nous
ne sommes pas destinés à la colère du Seigneur [1 Thessaloniciens 5.9]. Le
chrétien peut très bien traverser la tribulation [cf. Apocalypse 1.9] mais ce
n’est pas là la colère de Dieu. La colère de Dieu signifie le jugement de Dieu
qui opère déjà dans ce monde [Romains 1.18] et qui connaîtra son plein
déversement en enfer et pour l’éternité [Romains 2.5 ; 1 Thessaloniciens 1.10].
En se présentant comme celui qui était
mort et qui est revenu à la vie, le Seigneur rappelle qu’il a vaincu la mort.
Après la mort il y a une vie pour les chrétiens. Et une vie bien supérieure à
celle qui appartient à cette création-ci. En temps de persécution, le chrétien
doit se rappeler qu’il n’a pas à craindre la mort. Il est uni à Jésus-Christ
dans la mort comme dans la vie de résurrection [Romains 6.5].
Le Seigneur parle « de ceux qui se
disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan ». Il
y a une pensée dans le monde évangélique qui attribue à la nation juive un
statut privilégié, comme si cette nation était toujours sainte, mise à part.
Mais qu’en est-il réellement ?
Israël avait un statut privilégié parce
que Dieu l’avait placé dans une alliance, soit l’ancienne alliance. Or, cette
alliance a été abolie [Hébreux 8.13]. Un Juif peut se convertir comme n’importe
qui d’autres. Mais comme nation, Israël a perdu ses privilèges [1
Thessaloniciens 2.16]. Le Seigneur présente les Juifs qui rejettent le messie
comme ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas.
Paul, de son côté, affirme que les
vrais Juifs sont les chrétiens [Romains 2.28-29 ; Philippiens 3.3].
Seigneur Dieu, donne-nous de traverser
les diverses épreuves, les injustices sereinement sachant qu’elles s’inscrivent
dans notre union à Jésus-Christ. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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