MÉDITATION DU 13 FÉVRIER 2025
Lecture :
Apocalypse 2.1-7
Éphèse était connue pour son temple dédié
à Artémis, la déesse appelée aussi Diane. La ville était riche et prospère. Son
port lui assurait une économie puissante.
L’Église d’Éphèse avait été privilégiée
sous plusieurs aspects. Paul lui avait écrit une lettre, puis établit Aquilas
et Priscille pour qu’ils continuent l’œuvre. Plus tard, Paul y séjourna près de
trois années. Ensuite, il envoie Timothée pour paître l’Église. Par après, Paul
convoque les anciens de l’Église pour les encourager. Je ne pense pas qu’une
autre Église n’ait reçu autant d’attention.
Cependant, Paul savait que cette Église
allait être la cible de loups après son départ [Actes 20.29-30].
Plus tard, l’Église avait perdu son
attachement au Seigneur. Elle était recommandable sous certains aspects, ce que
souligne le Seigneur [Apocalypse 2.2-3]. Elle avait su repousser ceux qui se
prétendaient apôtres et qui ne l’étaient pas. L’Église avait persévéré,
sous-entendu, dans l’orthodoxie, en dépit de l’opposition.
Mais il y a un « mais ». Le
Seigneur avait quelque chose contre cette Église. Elle avait abandonné son
premier amour. Hendriksen compare la situation à une épouse qui continuerait de
faire les tâches qui lui reviennent, mais qui n’aimerait plus son mari comme au
premier jour.
Une Église, ou un simple chrétien, qui
serait sur cette pente descendante est en danger. Faire les choses de Dieu par
routine, par intérêt, ou pour apaiser sa conscience, ne sont pas des motifs
valables. Le devoir chrétien doit être mû par un profond amour pour celui qui
nous a aimés le premier.
Le texte donne heureusement la solution :
se repentir. C’est intéressant que le Seigneur n’accuse pas l’Église d’être
tombée dans des péchés graves. Elle maintenait des pratiques louables. Mais l’amour
pour Dieu n’y était plus. Elle devait s’en repentir sans quoi elle allait
perdre son chandelier.
Nous avions vu que les chandeliers
symbolisent l’Église [Apocalypse 1.20]. Une Église qui perd son chandelier est
une Église qui n’est plus Église aux yeux de Dieu. Le bâtiment peut être encore
debout. L’affiche sur la façade peut toujours comporter le nom Église. Les
réunions peuvent durer. Mais ce n’est plus une Église aux yeux de Dieu.
Concrètement, puisque Jésus a une
présence alliancielle dans son Église [Apocalypse 1.13], une Église qui a perdu
son chandelier en est une caractérisée par l’absence du Seigneur. C’est
dramatique.
Un jour, j’étais dans le bureau du
regretté M. Amar Djaballah, l’ancien doyen de la Faculté de théologie
évangélique de Montréal. Il me disait qu’au 19e siècle, au Québec,
les Églises protestants qui avaient le vent dans les voiles étaient les Églises
anglicanes, presbytériennes, et d’autres du même type. Et il ajouta que ces
Églises ont abandonné peu à peu les Écritures pour s’attacher à des traditions
et/ou des pratiques qui plaisent aux gens. Le drame est qu’aujourd'hui, ces
Églises ont pratiquement disparu du portrait évangélique.
Alors, dans mon empressement, je l’interromps
pour lui dire qu’il me semble que nous voyons le même éloignement progressif de
l’Église évangélique moderne. Et il me dit que c’est justement ce qu’il allait
me dire pour compléter.
Je crains pour beaucoup d’Églises
protestantes, évangéliques, qui abandonnent peu à peu le Sola Scriptura, c'est-à-dire
le principe de l’Écriture seule. On parle de la Bible, mais celle-ci n’est plus
le fondement. Elle occupe un rôle second.
La seule solution, c’est la repentance.
Père éternel, nous te supplions de nous
garder dans tes voies. Que ta Parole soit sur nos lèvres. Nous voulons prier ta
Parole, chanter ta Parole, prêcher ta Parole, et rien que ta Parole, et la
mettre en pratique, afin que ton nom soit honoré par-dessus tout. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
