​MÉDITATION DU 19 MAI 2025

19 MAI 2025

 

Lecture :
Apocalypse 12.6

 

Dans la méditation précédente, nous avons exposé les raisons qui
nous amènent à conclure que la femme du verset 1 représente l’ensemble des
croyants sous l’ancienne et sous la nouvelle alliance. C’est le peuple de l’alliance
de grâce.

 

Le Seigneur fait un rapprochement entre l’exode qu’Israël connut
et la situation actuelle de la femme, c'est-à-dire de l’Église [puisque les
croyants de l’ancienne alliance sont tous décédés]. L’Église se retrouve au
désert. En fait, le désert que traversa Israël était une préfiguration de la
situation actuelle de l’Église. Tout comme la Pâque juive qui célébrait la
délivrance d’Égypte était une préfiguration de la délivrance de nos péchés
accomplie par le Christ [1 Corinthiens 5.7].

 

L’illustration du désert nous enseigne bien des leçons.

 

Premièrement, un désert signifie l’absence de toute ressource. Nous
sommes dans le monde. Or, le monde n’a aucune ressource spirituelle à nous
offrir. Ceux qui s’abreuvent de ce monde n’y trouvent que la mort. Il n’y a
aucune lumière à puiser dans un monde de ténèbres.

 

Deuxièmement, au désert, on se sent bien seul. L’Église se sent
parfois seule. Nous sommes entourés d’êtres humains, mais ils ne sont pas des
nôtres. Il y a une séparation spirituelle, une inimitié établie par Dieu
[Genèse 3.15].

 

Troisièmement, le désert était parsemé d’épreuves [cf.
Deutéronome 8.2-3]. Durant notre séjour ici-bas, le Seigneur nous envoie des
épreuves afin de nous affermir dans notre foi.

 

Quatrièmement, le désert, pour le peuple juif, conduisait à la
terre promise [Exode 13.3-5]. Notre séjour ici-bas nous donne d’espérer à la
patrie céleste qui nous attend.

 

Cinquièmement, le désert représente un lieu à l’abri des
méchants. Le Seigneur a fait périr l’armée égyptienne dans la mer que les
Israélites avaient miraculeusement traversée.

 

Le Seigneur nous protège dans ce monde-ci. Il peut certes nous
persécuter, ils peuvent nous tuer, mais ils ne peuvent nous retirer la vie que
nous avons en Jésus-Christ.

 

La durée de 1260 est, comme la grande majorité des nombres de l’Apocalypse,
emblématique d’une réalité. 1260 jours est la même durée que 42 mois [Apocalypse
11.2 ; 13.5] et que 3 ans et demi [sens d’Apocalypse 12.14]. Pourquoi utiliser
ces équivalences ?

 

Le livre de l’Apocalypse est rédigé sur une structure littéraire
de 7 tableaux où chacun couvre la période de l’Église, de la Pentecôte au
second retour de Jésus-Christ et reprend des notions similaires. Le même thème
revient : l’Église est persécutée par les réprouvés, mais Dieu la protège
et jugera ses ennemis alors que les élus entreront dans les promesses de l’alliance.

 

L’Apocalypse utilise des images parfois terrifiantes, mais
lorsque nous les comprenons, nous constatons que la grâce de Dieu prévaut pour
son peuple.

 

Père céleste, tu nous fais traverser le désert. Nous vacillons
parfois, nous avons des craintes. Mais garde nos pensées en toi. Rappelle-nous
tes promesses. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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