MÉDITATION DU 17 SEPTEMBRE 2024

17 SEPTEMBRE 2024

 

Lecture : Marc 10.17-22

 

Cet homme était jeune [Matthieu 19.20]
et riche. Il a dû hériter et/ou avoir été prospère en affaires. Mais cette
situation qui semble avantageuse est devenue un piège. Contrairement aux
nouveau-nés dont l’attitude nous sert d’exemple de ceux qui entrent dans le
royaume, ce que nous avons vu dans la méditation d’hier, le jeune homme riche
n’avait vraiment pas l’attitude requise pour y entrer.

 

Sa question est pourtant très
bonne : « Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie
éternelle ? » Son attitude est aussi recommandable à certains égards.
Il se met à genoux devant Jésus et l’appelle « bon Maître ». Finalement,
ses richesses ne l’ont pas éloigné de la religion puisqu’il observait, du moins
en pratiques extérieures, tous les commandements.

 

Mais d’un autre côté, cet homme a de
sérieux problèmes face à Dieu. Il ne voit pas en Jésus le messie dont il a
besoin puisqu’il prétend que ses œuvres peuvent le sauver. C’est ce qui ressort
de sa question : «  …que dois-je
FAIRE pour hériter la vie éternelle ? ». Cet homme se confie en
lui-même, en ses propres œuvres, en sa propre obéissance. Il ne voit en Jésus
qu’un simple enseignant, un maître. Mais pas un messie.

 

Jésus le renvoie à la loi afin qu’il
déclare sa prétention. Or, cet homme prétendait obéir très bien à la loi. Si ça
avait été vrai, il n’aurait pas posé cette question à Jésus en raison de la
promesse de Dieu [Deutéronome 5.33]. Cet homme est confus. Il connaît les
commandements, et les promesses qui leur sont rattachées, mais son âme est
troublée.

 

Devant cette prétention d’une
obéissance exemplaire, Jésus lui donne un ordre : « va, vends tout ce
que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens
et suis-moi ». L’homme recule pour s’en retourner tout triste.

 

En fait, cet homme obéissait aux
commandements, mais en apparence. Il s’agissait d’un formalisme religieux
superficiel. Nous pouvons déduire cela du fait que son refus d’obéir à Jésus et
son amour de l’argent démontrent qu’il a un autre dieu devant la face de
l’Éternel. Il contrevient au premier commandement. Son Dieu était l’argent.

 

De plus, toute la loi se résume dans le
fait d’aimer son prochain [Galates 5.14]. Cet homme n’a pas voulu partager et
donner ses richesses aux pauvres. Il voulait tout garder pour lui-même.

 

Frères et sœurs. Le formalisme
religieux sera démasqué tôt ou tard. Il ne résiste pas aux épreuves que le
Seigneur met devant ceux qui s’y adonnent. Le christianisme ne se vit que dans
une relation dans laquelle le Seigneur nous dépouille totalement afin de nous
enrichir de ses biens.

 

Bon Père céleste. Donne-nous de voir
l’humiliation du Christ comme une plus grande richesse que tous les trésors de
la terre [cf. Hébreux 11.26] et merci pour Jésus-Christ qui s’est appauvri de
riche qu’il était afin de nous enrichir des trésors éternels. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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