MÉDITATION DU 18 SEPTEMBRE 2024

18 SEPTEMBRE 2024

 

Lecture : Marc 10.23-27

 

Jésus profite de sa rencontre avec le
jeune homme riche [Marc 10.17-22] pour enseigner ses disciples sur l’entrée
dans le salut qui doit être marquée par la repentance et la conversion.

 

Jésus débute par exposer le piège que
constituent les richesses terrestres. Elles deviennent rapidement des boulets
qui entraînent au fond ceux qui s’y attachent. Daniel Arnold a écrit :

 

« …la vie est tellement plus
facile pour les riches. Nourriture, logement, sécurité matérielle leur sont
garantis. Le luxe et la gloire les accompagnent. Les riches sont respectés,
écoutés, obéis, admirés et enviés. Dieu semble même avoir pris leur parti,
puisque la richesse est considérée comme une bénédiction divine dans l'Ancien
Testament. Il est donc logique de penser que la porte du royaume leur est
largement ouverte. »

 

En vérité, si les richesses terrestres
constituaient une bénédiction sous l’ancienne alliance [Deutéronome 28.11],
c’était pour annoncer l’abondance spirituelle et matérielle qui attend les
enfants de Dieu dans la nouvelle création [Hébreux 10.34] et pas nécessairement
pour la vie présente.

 

Personne ne peut désirer vivre pour
Jésus tout en demeurant attaché à ses biens. Il ne peut servir Dieu et Mammon
[Luc 16.13].

 

Jésus expose la difficulté par une
parabole qui fait ressortir l’impossibilité pour un riche d’entrer dans le
royaume. Le chameau était le plus grand animal connu en Palestine, et le trou
d’une aiguille, la plus petite ouverture. Notez que l’explication populaire
voulant que le chas d’une aiguille ait été le nom donné à une petite porte dans
les portails de Jérusalem n’a aucune assise biblique ni historique.

 

Les disciples se questionnent :
Mais alors, qui peut entrer dans le royaume ? Jésus ne répond pas que les
pauvres peuvent y entrer par eux-mêmes. Il dit plutôt que cela est impossible
aux hommes. Mais, bonne nouvelle, TOUT est possible à Dieu.

 

L’impossibilité n’est pas que pour les
riches. Elle est pour tous les hommes. Les richesses terrestres accentuent
cette impossibilité mais tous les hommes sont attachés aux choses de la terre.
Il est impossible que l’homme abandonne son affection aux choses du monde, ses
ambitions, ses richesses, par lui-même. Son cœur est soudé aux choses du monde,
ainsi que sa volonté, de sorte que l’homme ne veut pas de Dieu [Romains
3.10-18].

 

Alors, si l’homme ne peut accéder par
lui-même au salut et que certains sont sauvés, ça ne peut être que par la
puissance de Dieu. Notre Dieu ne sauve pas en proposant simplement la
repentance et la conversion. Notre Dieu sauve en opérant, en donnant la repentance
[2 Timothée 2.25] et la foi [Philippiens 1.29].

 

Frères et sœurs, il est très important
de se rappeler que si nous avons cru, c’est uniquement en raison de l’action
souveraine de Dieu sur nos vies. Tous les pas que nous avons faits sont dus à
l’œuvre de Dieu qui nous a régénérés et qui nous donne le vouloir et le faire.

 

Cette dynamique demeure dans toute la
vie chrétienne. Jamais la créature n’a été conçue pour l’autonomie,
l’indépendance et l’émancipation. L’homme n’est fonctionnel que lorsqu’il puise
tout en Dieu. Sans lui, nous ne pouvons rien faire [Jean 15.5], mais nous
pouvons tout par celui qui nous fortifie [Philippiens 4.13] car notre capacité
vient d’en-haut [2 Corinthiens 3.5].

 

Père céleste, pardonne ces moments où
nous nous appuyons sur notre sagesse [cf. Proverbes 3.7], où nous nous pensons
forts alors que nous sommes faibles [cf. 2 Corinthiens 12.10]. Nous te louons
pour ton Esprit qui nous fortifie. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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