MÉDITATION DU 1er JUILLET 2024
1er JUILLET 2024
Lecture : Marc 2.23-28
Le sermon sur la montagne [Matthieu 5 –
7] nous montre que les Pharisiens avaient tordu la loi et ses applications.
Dans ce sermon, Jésus ne corrige pas la loi mais les fausses interprétations
des autorités juives de son époque sur celle-ci. Le sabbat n’a pas échappé à ce
sabotage herméneutique de la loi.
J’ai parfois entendu des chrétiens
penser que les interprétations rabbiniques étaient très valables et on sentait
même une considération aussi élevée pour ces rabbins que pour les théologiens
évangéliques.
Bien que certains points de ces rabbins
puissent parfois être intéressants, nous devons tenir compte des vérités
bibliques suivantes et demeurer prudents.
Toute personne, rabbin ou non, qui n’a
pas l’Esprit de Dieu n’est pas conduit dans la vérité [Jean 16.13].
Toute personne qui n’est pas convertie,
c’est qu’elle n’a pas reçu l’amour de la vérité [2 Thessaloniciens 2.10].
Toute personne qui n’est pas chrétienne
n’a pas l’Esprit de Dieu nécessaire pour bien interpréter les Écritures
[Matthieu 13.13-15 ; 19.11 ; 22.29 ; 1 Timothée 1.7].
Dans le texte de ce matin, les
Pharisiens s’offusquent de voir Jésus et ses disciples arracher des épis un
jour de sabbat dans le but de se nourrir. Or, il était permis de cueillir pour
se nourrir [Deutéronome 23.25]. Ce qui n’était pas permis, c’était de
travailler. Mais voir aux nécessités immédiates était permis, ce que rappelle
Marc 2.25.
La réponse de Jésus aux Pharisiens est
qu’il faut interpréter les consignes entourant le sabbat à la lumière d’autres
textes comme celui où David a clairement mis de côté une interprétation
concernant les pains de proposition réservés exclusivement aux sacrificateurs
[Marc 2.26].
La réponse de Jésus nous permet de
penser que les lois cérémonielles ne s’opposent pas à la légitimité d’agir en
cas de vraie nécessité comme le besoin de manger.
De plus, « si David avait le droit
d'ignorer une disposition cérémonielle divinement ordonnée lorsque la nécessité
l'exigeait, l'Antitype exalté de David, à savoir Jésus, l'Oint de Dieu dans un
sens beaucoup plus éminent, n'aurait-il pas le droit, dans des conditions de
nécessité similaires, de mettre de côté une réglementation du sabbat totalement
injustifiée et créée par l'homme ? »[1]
Jésus termine par deux principes.
1. Le but des règles n’est pas de
placer un joug sur les hommes mais de favoriser la vie, autant pour l’âme que
pour le corps. Le sabbat constituait un repos nécessaire à l’homme. Mais si
l’homme a besoin de manger, il peut prendre des épis. La vie doit être
préservée.
2. C’est Jésus qui est le Maître du
sabbat. Les restrictions humaines, en l’occurrence celles des autorités
religieuses juives ici, n’ont pas de poids moral. Jésus, le Seigneur de tout,
le Seigneur des seigneurs, a l’autorité absolue sur ses institutions.
Père céleste. Merci d’avoir placé des
règles, des commandements qui favorisent notre vie, tant pour nos âmes que pour
nos corps. Et surtout, merci pour Jésus-Christ en qui nous avons la vie
éternelle. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
