MÉDITATION DU 27 FÉVRIER 2021
MÉDITATION DU 27 FÉVRIER 2021
Lecture : Marc 1.13
Jésus fut tenté par Satan. Ce verset lève le voile sur la réalité de l’incarnation du Fils éternel de Dieu. Comment celui qui ne pouvait pas pécher pouvait-il être réellement tenté ?
Jésus s’est fait homme, mais sans connaître le péché (Hébreux 4.15). Cependant, cette réalité ne supprime pas le fait que la tentation subie sollicitait quelque chose de bien réel en lui en raison de sa nature humaine. C’est dans un état de faiblesse qu’il est venu (2 Corinthiens 13.4). Son rejet du péché n’a pas été sans lutte sinon on ne parlerait pas de tentation.
Jésus n’a pas fait semblant d’être tenté. Il a été tenté. L’illustration suivante va nous aider à mieux comprendre. Un bœuf ne sera pas tenté de manger une oie parce que ce n’est pas dans sa nature de manger de la viande. Une oie ne sollicite rien d’appétissant en lui.
Si Jésus a été tenté, et il l’a été, c’est bien que ce qui lui était proposé représentait quelque chose de séduisant. Heureusement, il n’a pas été séduit. Il a résisté pour ne pas pécher.
Adam et Ève n’avaient pas la nature pécheresse avant de pécher. Ils étaient jusque là sans péché. Ils ont succombé. De la même façon, Jésus n’avait pas la nature pécheresse. Les tentations étaient tout à fait réelles et demandaient une lutte spirituelle permettant à Jésus de ne pas chuter.
Les quarante jours au désert, bien que littéraux, ont une valeur symbolique. Dans la Bible, plusieurs nombres ont une valeur emblématique. Quarante indique une période suffisante pour attester d’une réalité (d’où le mot quarantaine). Dans le cas qui nous occupe, quarante jours à être tenté par Satan indique que l’obéissance de Jésus à son Père était inébranlable.
La justice du Christ mise au compte des croyants, ce qu’on appelle l’imputation de sa justice, a été démontrée durant toute la vie de Jésus. Il est demeuré obéissant et dans son obéissance, il s’est rendu jusqu’à la mort (Philippiens 2.7-8). Lui seul a résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché (Hébreux 12.4).
Cette obéissance était nécessaire pour que son sacrifice puisse se substituer à nous. Sans cette obéissance parfaite, Jésus serait mort, mais pour ses péchés.
Si la croix nous sauve, c’est parce que sa mort n’était pas méritée. C’est nous, vous et moi, qui méritons cette horrible mort.
Père éternel, nous te louons pour Jésus-Christ, ton Fils bien-aimé, qui était le seul qui pouvait nous sauver. Merci pour sa vie parfaite, son obéissance sans tache. Donne-nous de résister au péché par la puissance de ton Esprit. Amen !
Daniel Durand
pasteur
