MÉDITATION DU 10 JANVIER 2024
10 JANVIER 2024
Lecture : Genèse
29.15-20
Ces versets
introduisent toute la suite du récit qui met en scène Jacob et Laban.
Laban fait
travailler Jacob mais il reconnaît que ce travail mérite davantage que la
simple subsistance. Il lui offre de le compenser.
Jacob est prêt à
devenir le serviteur de Laban afin que ce dernier lui donne Rachel, la cadette
qui se démarquait par sa beauté. Personnellement, je ne pense pas que ce soit
mal que les hommes trouvent que les femmes sont belles, et même que certaines
le soient davantage que d’autres.
Et dans le cas d’un
homme et d’une femme qui s’apprêtent à se fréquenter, il me semble que
l’attrait physique soit même voulu par le Seigneur. Par conséquent, reconnaître
la beauté n’est pas mal tant que l’on ne tombe pas dans la convoitise [Matthieu
5.28].
Jacob est prêt à
travailler pour Laban ce qui vaudra comme dot nécessaire pour épouser Rachel.
Cette pratique de donner une dot peut sembler irrecevable aux yeux du lecteur
moderne.
Sept années de
service semblent énormes pour une dot, mais il faut considérer que le travail
de Jacob couvrait d’abord ses besoins comme la nourriture et le gîte durant
cette période. Puisque les filles travaillaient sur la terre, la dot visait à
compenser le père de la mariée qui devait la remplacer par de la main-d’œuvre
contre rémunération.
Jacob aimait
Rachel, ce qui signifie qu’il avait pour elle un amour au point de vouloir l’épouser.
Laban accepte la proposition d’embaucher Jacob durant 7 années au bout desquelles
il lui donnera Rachel.
Jacob est de bonne
foi, mais la suite du récit nous montrera que Laban était dans une mauvaise
disposition. Il va tromper son futur gendre. Jacob travaille donc loyalement
pour Laban durant 7 années, preuve qu’il aime vraiment Rachel.
À l’époque, et la
pratique demeure de nos jours chez certains peuples, la fille n’était pas
consultée. Le père seul prenait les arrangements du mariage et choisissait
unilatéralement l’homme avec qui sa fille allait s’engager dans l’union du
mariage.
Nous savons que le
mariage entre un homme et une femme illustre le mariage entre le Christ et son
peuple [Éphésiens 5.23-24]. Or, dans ce mariage éternel, Dieu n’a pas consulté l’Épouse,
c'est-à-dire l’Église, c'est-à-dire les élus. Il les a sauvés et fiancés au
Christ sans les consulter.
Autrement dit, le
Seigneur ne nous a pas demandé la permission pour nous fiancer à son Fils. Et c’est
très bien ainsi. Dieu est Dieu est lui seul a le droit, la prérogative de
choisir qui fait partie de son peuple [Marc 13.20].
Estimons-nous très
heureux que le Seigneur ne nous ait pas consultés parce que nous aurions refusé
[Jean 3.19]. Il nous a choisis [Jean 15.16 ; Éphésiens 1.4]., et c’est parce qu’il
nous a choisis que nous avons désiré cette union. « Si nous l’aimons, c’est
parce qu’il nous a aimés le premier » [1 Jean 4.19].
Merci Père éternel
de nous avoir choisis pour t’appartenir et passer l’éternité avec toi.
Donne-nous en retour de t’aimer et de t’honorer comme tu en es digne. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
Chaîne YouTube :
https://www.youtube.com/channel/UCrO25AbIgFO-RFzdpicwQGA
Site internet :
Page Facebook :
https://www.facebook.com/ERBDRVILLE
Faire un
don :
https://www.zeffy.com/fr-CA/donation-form/bb6e6258-b870-4909-8af2-0d1f914cca2f
Daniel Durand, pasteur
