MÉDITATION DU 8 SEPTEMBRE 2023

8 SEPTEMBRE 2023

 

Lecture : Genèse
25.11-18

 

La mort d’Abraham
ne signifie pas la fin du projet de Dieu. Abraham est passé. Il a rempli le rôle
qu’il devait remplir. Sa mort signifie simplement que le Seigneur appelle d’autres
personnages à sa suite qui prendront la relève dans la poursuite des choses. Et
c’est ainsi que nous devons voir l’œuvre de Dieu.

 

Nous devons nous
considérer dans le même cortège que celui des patriarches et de tous les
personnages que Dieu a utilisés dans les Écritures. L’Église de Jésus-Christ est
toujours vivante et le Seigneur appelle chacun de ses enfants à prendre une
place, à jouer un rôle dans son plan, là où le Seigneur nous place.

 

Le texte nous dit
que Dieu bénit Isaac et présente ensuite la descendance d’Ismaël suivie de
celle d’Isaac. L’auteur fait ressortir que, bien que Dieu ait béni Ismaël [Genèse
17.20], cette bénédiction est demeurée terrestre et temporaire.

 

Dieu remplit sa
promesse envers Ismaël. Le Seigneur avait dit que des princes sortiraient de
lui [Genèse 17.20] et le Seigneur les lui a donnés [Genèse 25.16].

 

Ismaël mourut et
fut réuni à ses ancêtres. Dans l’Ancien Testament, la mort était vue comme un
séjour où tous étaient attendus, autant les réprouvés que les membres du peuple
de Dieu.

 

Ça ne signifie pas
qu’il n’y avait pas d’espérance de vie éternelle. Ça signifie que tous allaient
dans le séjour des morts. Plus tard, les boucs et les brebis seront séparés.
Les uns pour la vie éternelle, les autres pour la condamnation éternelle.

 

C’est probablement
ainsi que nous devons comprendre l’affirmation de David au sujet de son fils qui
est mort très jeune : « Moi j’irai vers lui, mais lui ne reviendra
pas vers moi » [cf. Job 7.9 ; Ecclésiaste 7.20]. La conclusion voulant que
le fils de David fut sauvé, conduisant à l’idée que tous les bébés qui sont de
parents chrétiens et qui meurent sont aussi sauvés ne s’impose pas.

 

Donc, Ismaël n’a
eu que des promesses terrestres et temporaires.

 

Alors que, pour
Isaac, la vraie bénédiction était spirituelle [cf. Galates 4.28]. Ces promesses
sont d’une autre nature. Elles sont éternelles et célestes. Et c’est pourquoi
le texte précise que Dieu bénit Isaac. Si nous sommes chrétiens, nous ne sommes
pas des Ismaël mais des Isaac, des fils et des filles de la promesse éternelle.

 

Frères et sœurs.
Du fait que nous sommes chrétiens, nous sommes des êtres sur lesquels le
Seigneur déverse toutes les bénédictions de l’alliance. Même nos souffrances s’inscrivent
dans ces bénédictions. Elles sont nécessaires à notre transformation et notre
sanctification.

 

Toutes les
malédictions ont été portées par Jésus-Christ pour son peuple [Galates 3.13].
Il ne nous reste que les bénédictions de Dieu sur nous. Même dans la
souffrance, nous sommes les plus grands privilégiés de la création.

 

Père céleste, nous
te louons pour ta miséricorde, pour Jésus-Christ qui a subi le châtiment que
nous méritions afin de nous donner un présent et un avenir glorieux. Donne-nous
de toujours considérer combien tu nous aimes d’un amour éternel. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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