MÉDITATION DU 16 MAI 2023

16 MAI 2023

 

Lecture : Genèse
3.20-21

 

Le fait de donner
un nom marque l’autorité [cf. Genèse 2.19]. Ainsi, ce sont les parents qui
donnent le nom de chacun de leurs enfants. En nommant sa femme Ève, Adam
reconnaît son autorité sur sa femme.

 

Curieusement, Adam
n’avait pas donné ce nom avant la chute. Il l’avait considérée, avec raison,
comme l’os de ses os, la chair de sa chair [Genèse 2.23]. Ceci nous montre que
le couple n’a pas laissé tomber la structure du mariage, malgré le péché.

 

De son côté, la
femme a accepté que ce soit l’homme qui lui donne un nom. Elle a reconnu le
rôle de son mari sur sa vie. Combien c’est important que les épouses
reconnaissent que leur mari est placé par Dieu comme chef sur sa vie.

 

Nous vivons à une
époque où les mariages sont devenus jetables. Dans les articles de loi devant
être obligatoirement lus par le célébrant lors d’un mariage au Québec, la
formule « … jusqu’à ce que la mort vous sépare. » a disparu. Le
mariage n’est plus vu comme un engagement pour la vie. Il est un engagement
aussi longtemps que ça convient au deux.

 

Le péché de chacun
était très grave. Et je pense que celui d’Adam l’était davantage en raison de
son rôle de tête d’alliance. Il ne devait pas agir pour lui-même mais à titre
de représentant de toute la race humaine. Et pourtant, bien que l’homme et la
femme se soient nui mutuellement, ils ne se sont pas séparés pour autant. Ils
ont eu des enfants. Ils ne se sont pas blâmés mutuellement.

 

J’ai la forte
impression qu’ils ont été apaisés par ce que Dieu a dit suite à la
transgression du commandement [Genèse 3.14-19]. La Parole de Dieu apporte toujours
la paix à ceux qui la reçoivent. 

 

Le Seigneur les a
revêtus de vêtements de peau. Le premier sacrifice animal a été fait par Dieu.
Adam et Ève avaient tenté de camoufler leur nudité par des feuilles de figuier
[Genèse 3.7], mais quand le Seigneur s’est présenté devant Adam, ce dernier
affirma qu’il était nu [Genèse 3.10]. Malgré ses feuilles, Adam se savait
encore nu.

 

Frères et sœurs.
L’homme est incapable de couvrir son péché. Il demeure toujours nu devant Dieu,
peu importent ses camouflages. Seul Dieu peut couvrir notre péché.

 

Les théologiens
sont plutôt unanimes pour voir dans ce sacrifice animal une préfiguration du
sacrifice parfait de Jésus-Christ. L’animal victime était innocent. Son sang a
coulé sans qu’il ne l’ait mérité. L’homme et la femme en ont été revêtus, tout
comme le chrétien est revêtu de la justice du Christ [Romains 13.14 ;
Galates 3.27 ; Éphésiens 4.24]. L’idée de revêtir indique qu’une réalité
extérieure à l’homme vient sur lui afin de cacher ce qui doit l’être.

 

La justice de
Jésus-Christ est le seul vêtement qui cache réellement notre péché et qui le
dérobe à la vue de Dieu.

 

Bon Père céleste,
merci pour Jésus-Christ qui couvre notre péché à ta pleine satisfaction.
Donne-nous de nous revêtir du Seigneur Jésus-Christ [Romains 13.14].
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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