Lecture : Genèse 3.1
4 MAI 2023
Lecture : Genèse
3.1
En principe, la
Bible aurait dû s’arrêter au chapitre 2. L’homme et la femme ont été créés, la
loi a été révélée, le mandat confié. Rien ne manquait. Cependant, la présence
du serpent dans le jardin annonçait des jours sombres.
Le récit de Genèse
3 n’identifie pas celui qui se cachait derrière cet animal. Il faut considérer
d’autres textes bibliques pour le découvrir. Il s’agit de Satan [Apocalypse 12.9 ;
20.2]. Ceci nous montre que pour bien comprendre un texte, nous devons
considérer les autres textes qui jettent une lumière complémentaire.
Comme c’est
toujours le Seigneur qui donne à Satan et ses complices la marge de manœuvre
dont il peut disposer [Job 1.12 ; 2.6], nous devons croire qu’il en fut de
même dans le jardin d’Éden.
Est-ce que la
scène empêche une interprétation littérale ? Nous ne le pensons pas. Qu’un serpent parle est anormal, mais ça s’est
produit une autre fois [Nombres 22.28]. Puisque Dieu est totalement souverain
sur toute sa création, aucun miracle ne devrait nous surprendre [Genèse 18.14 ;
Jérémie 32.17]. De plus, ce ne fut pas la seule fois où des forces maléfiques ont
pris possession d’un animal. Des démons, avec la permission du Seigneur, se
sont réfugiés dans des pourceaux [Matthieu 8.30-32].
La ruse du serpent
doit être comprise comme de la tromperie. Les intentions de Satan étaient de
faire chuter l’homme et la femme. Il est menteur et meurtrier dès le
commencement [Jean 8.44].
La présence du
serpent visait à donner à l’homme le moyen d’exprimer son allégeance exclusive
à Dieu ainsi qu’à « asseoir » la domination qui lui avait été donnée
sur tous les animaux, incluant les reptiles [Genèse 1.26].
Le texte ne nous
dit pas quand Satan a été créé. Par contre, nous savons que tout ce que Dieu a
fait était très bon [Genèse 1.31]. Par la suite, Satan s’est rebellé et a entraîné
des anges, devenus démons, avec lui. Certains affirment que, puisque Dieu a
tout créé, il aurait donc aussi créé le mal. Nous répondons que le mal n’est
pas une création mais une décréation. Je ne suis pas capable de « créer »
un violon mais je suis très capable de le détruire. Et cette destruction, ce
sabotage, n’est pas du tout une création. Ainsi, le mal n’est pas créé. Il est
un sabotage, une décréation.
Satan entame le
dialogue avec la femme. La question qu’il pose n’est pas une remise en question
à savoir si Dieu avait réellement donné le commandement. La Bible de Jérusalem,
la TOB et la Darby ont traduit en plaçant le lecteur sur le registre de l’indignation.
Satan « présente l'interdit comme une monstrueuse privation » [Henri
Blocher].
Ce récit nous
montre que Satan utilise les choses créées bonnes, y compris les reptiles [Genèse
1.31], pour pervertir la création. Mais pour ce faire, il avait besoin de la
complicité de l’homme, celui qui avait reçu la domination sur la terre [Genèse
1.26].
Frères et sœurs,
nous devons savoir que le diable existe et que ses intentions sont toujours
maléfiques. Il utilisera des non chrétiens pour accomplir ses desseins [Luc
22.3 ; Actes 5.3]. Soyons vigilants car notre adversaire rôde [1 Pierre
5.8 ; Apocalypse 12.17]. Ne lui donnons pas accès [Éphésiens 4.27], mais
résistons-lui et il fuira loin de nous [Jacques 4.7].
Père céleste,
garde-nous dans tes voies. Nous sommes fragiles face à notre adversaire, mais
nous trouvons notre repos et notre sécurité en toi [Jean 10.28]. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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