MÉDITATION DU 6 JANVIER 2023
6 JANVIER 2023
Lecture
: Psaume 52. Veuillez noter que la numérotation des versets diffère d’une version
à l’autre.
Ce
psaume est relié aux événements décrits en 1 Samuel 22 que nous vous suggérons
fortement de lire pour apprécier le contexte. David, à qui Dieu avait promis le
trône, fuyait devant la menace de Saül, le roi en poste. S’ensuivit un massacre.
Saül ordonna la mise à mort de tous les sacrificateurs. Dans le récit, un
dénommé Doëg est l’adversaire de David.
Doëg
est puissant, et près du roi Saül qui veut s’en prendre à David. Nous sommes
devant un ennemi de l’oint de l’Éternel. La trame est la persécution. Kidner
titre son commentaire sur ce psaume « Celui par qui le scandale
arrive », associant ce récit à l’avertissement de Jésus [Matthieu 18.6-7].
David
a écrit ce psaume pour nous enseigner sur la pensée des ennemis de Dieu. La
délation de Doëg appelle la dénonciation de David.
Les
méchants se réjouissent du mal alors que l’Éternel est bienveillant [v. 3].
L’opposition est d’abord spirituelle et morale. Les méchants transgressent la
loi de Dieu à qui mieux mieux.
Une
des principales manifestations de la méchanceté se trouve dans les paroles [v.4].
Rappelons-nous que c’est de l’abondance du cœur que notre bouche parle [Matthieu
12.34]. Celui qui est affamé pour le mal est assoiffé pour le mensonge [v. 5].
Le méchant se délecte de paroles qui détruisent son ennemi [v. 6] alors que le
chrétien est appelé à bénir ses ennemis, à prier pour eux [Matthieu 5.44].
Le
méchant se croit fort, mais il ne pourra résister lorsque Dieu le détruira.
Cette finalité sera définitive et éternelle [v. 7].
À
l’inverse, le sort du juste est des plus prometteurs [v. 8]. Le rire du juste
dans le verset n’est pas malin. Il évoque plutôt la joie du retournement, du
renversement inattendu.
Le
contraste entre le méchant, celui qui se confie dans ses richesses et sa ruse [v.
9], et le juste, celui qui se confie en Dieu [v. 10], se poursuit. Mais quelle
folie que de penser que nos richesses nous procurent la sécurité et que l’on va
bien se tirer d’affaire par notre intelligence.
La
fin du psaume [v. 10-11] est joyeuse. Elle nous rappelle que nos ennemis
n’auront pas le dernier mot. Nous serons en présence de Dieu, en pleine santé,
contrairement à ce que nos ennemis souhaitaient. Place à la célébration de
notre grand Dieu [v. 11].
Les
vérités de ce psaume s’incarnent d’abord dans la personne de Jésus-Christ. Il
est celui qui a subi les pires persécutions. Il est celui que l’ennemi
principal, Satan, voulait dévorer [Apocalypse 12.4]. En fait, tous les souhaits
maléfiques des ennemis de Dieu contre son Oint sont renversés de telle sorte
que notre Roi est sorti victorieux et son peuple le suit. C’est le plus grand
renversement. En se plaçant sous le pied du messie pour lui mordre le talon, le
serpent y a trouvé son funeste tombeau [Genèse 3.15].
Seigneur
Dieu, je te rends grâce parce que, sans ton intervention, sans la régénération
que tu as opérée en moi et en mes frères et sœurs, nous serions encore enlisés
dans la méchanceté.
Je
te prie pour nous tous, donne-nous de croire que tu délivres tes enfants de l’opposition
de ceux qui te rejettent, et puissions-nous bénir ceux qui nous maudissent,
faire du bien à ceux qui nous font du mal, prier pour ceux qui nous
persécutent. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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