MÉDITATION DU 29 JUILLET 2022
29 JUILLET 2022
Lecture : 1 Pierre
3.19-20
Ces versets n’ont
jamais pu trouver une interprétation unanime. Alors nous devons redoubler d’humilité
et avancer prudemment dans la démarche de comprendre.
Posons d’abord
quelques éléments. L’expression « selon la chair » signifie l’incarnation
de Jésus. Le Christ a dû prendre la condition humaine pour mourir afin d’expier
nos péchés. Il conservera sa condition humaine éternellement dans son corps maintenant
glorifié. L’expression « selon l’Esprit » réfère au fait que c’est
par l’Esprit de Dieu que le Fils poursuit son ministère [Jean 16.7]. Ceci dit,
avant son incarnation, c’est aussi par l’Esprit que le Fils agissait [1 Pierre 1.11].
Certains
comprennent de ces versets que Jésus serait allé en enfer, présenté comme la
prison, afin de prêcher. Cette interprétation pose une question importante. Si
Jésus est réellement allé en enfer pour prêcher, pourquoi n’avoir prêché qu’à
ceux qui avaient été rebelles au temps de Noé et pas aux autres ?
Ce n’est pas la place,
dans le cadre d’une méditation, de présenter tous les arguments des uns et des
autres. Nous proposons cependant la conclusion suivante.
Le Jésus qui est
exalté est allé, autrefois, au temps de Noé, prêcher à travers la prédication
de Noé [2 Pierre 2.5], aux esprits qui sont maintenant en prison, c'est-à-dire
en enfer. Les prophètes de l’Ancien Testament ont parlé par l’Esprit du Christ [1
Pierre 1.11] et il en fut de même pour Noé. Par conséquent, si cette
interprétation est la bonne, la prédication de Jésus s’est faite au temps de
Noé, à travers Noé. Et tous les hommes qui ont rejeté le message sont
maintenant en prison, c'est-à-dire en enfer.
Pierre fait
ressortir la patience de Dieu durant la période qui précéda le déluge. La
patience n’est pas l’inaction. La patience est de continuer à faire ce qui doit
être fait en sachant que les résultats ne sont pas instantanés ni assurés. Le
Seigneur aurait pu mettre fin à l’humanité dès la chute d’Adam et Ève. Il a
plutôt promis l’évangile [Genèse 3.15]. À chaque fois que l’homme pèche, il
devrait s’attendre à ce que la foudre descende du ciel. Mais Dieu est patient
parce qu’il veut sauver ses élus [2 Pierre 3.9].
Une note sur ceux dont
Pierre dit qu’ils ont été sauvés. Il ne s’agit pas du salut éternel, mais de la
libération du jugement que constituait le déluge. Des huit personnes qui sont
montées dans l’arche, Noé fut sauvé puisqu’il est dit qu’il trouva grâce aux
yeux de Dieu [Genèse 6.8] ainsi que Sem [Genèse 9.26], lui dont le nom est à l’origine
du mot sémitisme.
L’arche de Noé n’était
pas le salut en Jésus-Christ. Il le préfigurait, il l’annonçait. La preuve est
que Cham a échappé au déluge, mais sa descendance a été maudite [Genèse 9.25].
Cham est le père des Cananéens, les ennemis en Terre Promise.
Père éternel, nous
te louons pour ta patience et ta justice que le récit de Noé fait ressortir. Donne-nous
de profiter du temps de patience que tu accordes à l’humanité pour annoncer la
justice qui amène ton jugement final et l’évangile qui présente Jésus-Christ,
lui qui justifie celui qui se repent. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
