MÉDITATION DU 23 JUILLET 2022

23 JUILLET 2022

 

Lecture : 1 Pierre
3.8-9

 

Le théologien
Samuel Bénétreau fait remarquer que Pierre suit le même mouvement que Paul en
Romains 13 où la question de la soumission aux autorités est suivie de l’amour
des chrétiens.

 

Pierre exhorte les
chrétiens à tous avoir les mêmes pensées et les mêmes sentiments. Il ne s’agit
pas d’avoir les mêmes opinions sur tout mais d’avoir tous la même orientation
de plaire au Seigneur. Ce qui est traduit par « les mêmes
sentiments » vient de deux racines grecques qui signifient « souffrir
avec ». Les racines équivalentes en latin ont donné en français
« compatissant ». Plus qu’un simple sentiment, l’exhortation invite à
la solidarité familiale en Église.

 

C’est parce que
les chrétiens sont nos frères et nos sœurs que nous devons nous aimer
fraternellement. Il y a un amour particulier réservé aux chrétiens [Galates
6.10], comme il est normal qu’un père de famille aime son épouse et ses enfants
d’un amour particulier et exclusif.

 

Le mot traduit par
compassion est très fort. Il vient du mot entrailles. C’est donc une tendresse,
une affection qui vient du fond du cœur. Et l’humilité est cette disposition du
cœur de celui qui se sait petit, qui n’a pas de prétention.

 

On le constate
bien, pour le Seigneur, les questions de relations conjugales, fraternelles et
sociales sont importantes et doivent se vivre dans les meilleures dispositions. L’appartenance
au Seigneur s’incarne dans toutes nos relations. La foi ne se vit pas seulement
à la verticale entre Dieu est son enfant mais aussi à l’horizontale entre son
enfant et son entourage.

 

Après avoir exposé
les dispositions du cœur appropriées, Pierre passe aux applications. Et c’est
Jésus-Christ qui sert d’exemple [1 Pierre 2.23]. La vengeance n’a pas sa place
chez le chrétien, ni en action, ni en parole. La vengeance des hommes cherche
leur propre justice et non celle de Dieu, et vise à libérer leur frustration.
Celui qui cherche à se venger se place au centre de la situation et s’érige en
juge.

 

Avec un « au
contraire » bien senti, Pierre enjoint les chrétiens à plutôt bénir celui
qui nous fait du mal. C'est-à-dire que nous devons rechercher son bien, sa
croissance spirituelle en dépit du tort qu’il a causé. Ainsi, le chrétien ne se
place pas au centre de la situation mais place plutôt celui qui lui a causé du
tort au centre et laisse le jugement au Seigneur.

 

Le chrétien a été
appelé à vivre une vie vertueuse parce qu’il est héritier de la bénédiction.
Puisque le Seigneur nous a traités avec grâce en faisant de nous les héritiers
du royaume, nous devons appliquer la grâce dans tous nos rapports. Ce ne sont
pas nos sentiments de frustration et d’injustice qui doivent dicter nos actions
mais l’exemple de Jésus-Christ [1 Pierre 2.23]. Rappelons-nous que Jésus a été
insulté sur la croix et qu’il a plutôt prié pour ses opposants. Quel exemple
pour nous. Que cela puisse inspirer toute notre conduite.

 

Bon Père céleste,
pardonne nos mauvais sentiments. Renouvelle en nous un esprit bien disposé et
que nous puissions rechercher à vivre sur les traces de notre Seigneur
Jésus-Christ. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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