MÉDITATION DU 5 JUILLET 2022

5 JUILLET 2022

 

Lecture : 1 Pierre
1.18-19

 

Le peuple juif
devait célébrer la délivrance d’Égypte en sacrifiant un agneau sans défaut
[Exode 12.5]. Le choix d’obéir ou non n’était pas seulement entre la délivrance
d’Égypte ou la poursuite de l’esclavage en Égypte. Le choix portait aussi entre
la délivrance d’Égypte ou la mort des premiers-nés [Exode 12.12-23]. Le fait
que les Israélites encouraient le même jugement que les Égyptiens s’ils
n’appliquaient pas le sang de l’agneau pascal sur le linteau et les poteaux des
portes démontre que les Israélites méritaient la même condamnation que les
Égyptiens.

 

Tout ceci
annonçait par voie de préfiguration le sacrifice de Jésus-Christ. Ésaïe a
repris l’image de l’agneau pour prophétiser la venue du messie [Ésaïe 53.7].
Jean-Baptiste a désigné Jésus comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde
[Jean 1.29, 36].

 

L’agneau pascal
devait donc être sans défaut. Cette caractéristique faisait partie de la
préparation à la venue du messie. Pour expier les fautes du peuple de Dieu, il
fallait un sauveur parfait, sans défaut. Et c’est ce que Pierre nous rappelle [cf.
Hébreux 4.15 ; 7.26 ; 1 Pierre 2.22]. Ce n’est donc pas surprenant
qu’il qualifie le sang de Jésus de précieux. Mais pourquoi Dieu demande une
telle immolation ? La raison est que le sang représente la vie. Celui qui
est prêt à engager le versement de son sang engage toute sa vie. Puisque le
salaire du péché c’est la mort [Romains 6.23, cf. Genèse 2.17 ; Romains
5.12], il fallait la mort du Sauveur pour expier nos péchés.

 

La nécessité que
le sacrifice expiatoire soit celui d’un Agneau sans défaut ni tache vise
également notre sanctification. Nous avons cette promesse que le Christ nous fera
paraître, à titre d’Épouse, à son Père comme « Église glorieuse, sans
tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut » [Éphésiens
5.27].

 

Puisque le Christ
est sans défaut, et que nous serons transformés à son image pour lui devenir
semblables [Romains 8.29], nous serons sans défaut. Le sauvetage opéré par Jésus-Christ
ne se compare pas à celui d’un pompier qui sauve un chaton d’un immeuble en
flamme. Jésus-Christ nous a sauvés pour que nous devenions son Épouse, et pour
ce faire, il nous a unis de telle façon à lui que ses perfections nous sont
communiquées et que notre résurrection nous rendra semblables à lui [cf. 2
Corinthiens 11.2].

 

Tout ceci implique
que nous sommes en processus de sanctification. Nos pensées, notre intelligence,
sont transformées [Romains 12.2]. Nos blessures sont en voie de guérison [Ésaïe
53.5]. Les moyens de grâce font que nous grandissons dans la lutte contre le
péché. Et quand nous ressusciterons, la rédemption de nos corps sera appliquée [Romains
8.23].

 

Ces vérités
doivent d’abord alimenter notre adoration. Notre Berger est parfait, sans
défaut, sans tache. Ces vérités doivent aussi affermir notre assurance. Celui
qui nous a sauvés remplissait toutes les conditions pour le faire. Et ces
vérités doivent aussi alimenter notre espérance. Notre avenir est beaucoup plus
glorieux que ce que nous pouvons imaginer présentement parce que nous ne goûtons
pas encore pleinement ce que représente notre union au Christ.

 

Père céleste, merci
d’avoir envoyé ton Fils, l’Agneau de Dieu sans défaut et sans tache. Merci pour
ce salut, merci de cet avenir glorieux où nous serons rendus semblables à Jésus-Christ.
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

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