MÉDITATION DU 24 AOÛT 2021
MÉDITATION DU 24 AOÛT 2021
Lecture : Marc 16.1-4
Ces versets nous présentent quelques femmes qui désiraient embaumer Jésus [cf. Luc 24.1], ce qui représentait une généreuse dépense. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au tombeau.
L’expression « le premier jour de la semaine » est unique dans le Nouveau Testament au sens où l’on ne parle jamais du deuxième jour, ni du troisième, etc. Mais le premier jour est devenu le Jour du Seigneur [Actes 20.7 ; 1 Corinthiens 16.2].
De la même façon que le sabbat créationnel célébrait le repos de Dieu au 7e jour [Genèse 2.2-3], de la même façon l’Église célèbre le repos de Jésus-Christ dans lequel il est entré le premier jour de la semaine [Hébreux 2.10, voir la version Nouvelle Bible Segond qui rend mieux le texte original]. L’Église respecte toujours le 4e commandement qui demande six jours de travail suivis d’un jour de repos. Mais ce jour est décalé par rapport au repos créationnel.
Les femmes qui se sont présentées au tombeau ignoraient que ce premier jour était le premier d’une série de premiers jours où tous les chrétiens célébrent la mort et la résurrection du Sauveur.
Elles avaient vu la pierre fermant le tombeau [Matthieu 27.60-61] et c’est tout naturellement qu’elles se sont posé la question à savoir qui allait la rouler [Marc 16.3]. À leur grand étonnement, elle avait déjà été roulée à leur arrivée.
Il faut savoir qu’un creux était fait au sol juste où la pierre de plusieurs tonnes [diamètre d’environ 2 mètres, soit 6 pieds, et épaisseur de 30 centimètres, soit 1 pied] devait être roulée, ce qui demandait l’effort de vingt hommes. Lorsqu’elle était stabilisée dans ce creux [Nouveau Dictionnaire Biblique d’Emmaüs], il était presqu’impossible de la rouler à nouveau.
La mort et la résurrection de Jésus sont attestées par plusieurs témoins. Les apparitions futures de Jésus [1 Corinthiens 15.4-8] visaient à prouver sa résurrection. Mais ce qui s’est passé au tombeau était nécessaire. C’est à partir du tombeau vide que les apparitions prennent leur sens.
Le tombeau vide indique la victoire de Jésus-Christ sur la mort. Il est sorti de la mort en héros. Tout cela manifeste que Dieu a agréé l’entièreté de la vie terrestre de Jésus. Toute sa vie en fut une d’obéissance parfaite. Puissions-nous fléchir le genou et lui rendre tous les hommages.
Père céleste, merci d’avoir ressuscité ton Fils. Le tombeau vide nous garantit que le nôtre le sera un jour. Amen !
Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
