MÉDITATION DU 1 JUILLET 2022
1 JUILLET 2022
* Nous reprendrons la première épître de Pierre dans quelques
jours.
Lecture
: Psaume 23.
Ce
psaume est probablement le plus connu de tous. Des siècles avant David, Jacob
semble avoir été le premier à désigner le Seigneur comme son berger [Genèse
48.15].
C’est
édifiant de réaliser que le Dieu de Jacob, le Dieu de David est aussi mon Dieu
et mon berger. Dieu prend soin de nous tout comme il l’a fait pour Jacob, pour
David, et pour tous ses enfants.
Lorsque
nous nous arrêtons sur tous les aspects du rôle du berger sur ses brebis, ça
nous réconforte. Le berger dirige, ramène, rassemble, nourrit, protège, soigne,
rassure, veille sur chacune de ses brebis. Frères et sœurs. Notre Seigneur
Jésus n’est pas loin de nous. Il prend soin de nous dans les moindres détails.
Sachons le reconnaître.
Le
croyant ne voit pas Dieu simplement comme un berger mais comme SON berger [v. 1].
Le lien, l’attachement est clairement affirmé. De cette relation découlent tous
les soins énumérés. David sait qu’il ne manquera de rien [v. 1]. Combien
l’anxiété, les angoisses, les crises de panique trouvent leur apaisement dans
le fait que Dieu est mon berger. Combien la crainte, l’insécurité, les soucis
font place au réconfort devant cette vérité. L’Éternel est MON berger, je ne
manquerai de rien. Rien ne me fera défaut.
Les
verts pâturages et les eaux paisibles [v. 2] évoquent les moyens de grâce que
Dieu met à notre disposition. Combien sa Parole est la nourriture appropriée
pour mon âme, combien Jésus est cette eau qui fait que nous n’aurons plus
jamais soif. Sachons nous nourrir et nous abreuver à tous les jours. Nos forces
et notre persévérance en dépendent.
C’est
là que mon âme se restaure. L’expression hébraïque a un double sens.
1. Celui du retour, de la repentance avec l’idée d’un renouvellement spirituel [Kidner]
et 2. celui d’un mieux être psychologique.
Nous
devons tous reconnaître que nous avons besoin d’être restaurés. Le péché, le
nôtre et celui des autres, nous a affectés profondément, et seul le Seigneur
peut nous restaurer à travers les moyens qu’il nous donne. Celui qui ne prend
pas tous les moyens de Dieu [vie d’Église, prière et méditation de la Parole]
n’aura jamais les résultats de Dieu. Veux-tu être restauré ? Nourris-toi
des verts pâturages de Dieu dans sa Parole, abreuve-toi des vives eaux de la
présence du Seigneur. Vis en troupeau, c'est-à-dire en Église locale.
Cette
restauration de l’âme se passe dans de nouveaux sentiers [v. 3], ceux de la
justice. Celui qui veut conserver ses anciens sentiers ne peut s’attendre à
vivre cette restauration. Il doit alors se demander sérieusement si l’Éternel
est son berger. Un sentier conduit toujours en quelque part. Les sentiers de Dieu
conduisent à la restauration par Dieu.
David
évoque la situation la plus terrifiante pour l’homme : la mort [v. 4]. Et
même là, la confiance du psalmiste est totale. Il ne craint aucun mal.
Pourquoi ? Parce que l’Éternel, SON berger, est là avec lui [v. 4].
Notre
souverain Berger a deux outils à la main : la houlette et le bâton. La
houlette avait une extrémité arrondie, un peu comme la friandise « canne
de Noël ». Ce bout servait à ramener les brebis qui s’égaraient. Quant au
bâton, le Berger s’en servait pour éloigner les prédateurs. Ainsi, le Berger
veille sur nous sur 2 fronts : les invasions et les évasions. Il nous
protège des ennemis qui veulent nous emporter et il nous protège de nous-mêmes
qui sommes enclins à nous égarer.
Ceux
et celles qui sont sous la bonne garde et les bons soins de l’Éternel ont un
présent et un avenir glorieux [v. 5-6]. L’abondance [v. 5], le bonheur et la
grâce [v. 6] sont assurés. Et le plus beau, nous sommes attendus dans la maison
de l’Éternel [v. 6].
La
meilleure façon de goûter au rôle de berger de notre Dieu est de reconnaître
notre nature comparée à une brebis. Comme image, le Seigneur a choisi l’animal
le plus dépendant, au point où une brebis ne peut survivre en nature sans les
soins d’un berger. Une brebis n’a que des prédateurs sans avoir de moyen de
défense. Même son intelligence fait défaut. Devant un danger, une brebis ne
fait que s’affoler sans se protéger. Voilà ce que nous sommes. Mais si nous
reconnaissons que nous sommes des brebis, nous allons apprécier le rôle de
notre souverain Berger sur nos vies.
Frères
et sœurs. Dans ce monde instable, il y a des certitudes qui demeurent et ce
sont les promesses de Dieu. Nous sommes le troupeau de son pâturage.
Seigneur
Dieu, Éternel, merci de nous avoir choisis pour être tes brebis. Merci de
veiller sur nous, de nous prodiguer tes tendres soins paternels. Merci de nous
placer en troupeau, c'est-à-dire en Église où nous pouvons grandir ensemble et
goûter à tes promesses les uns avec les autres.
Donne-nous
de reconnaître ton rôle de direction, de guide sur nos vies et de suivre tes
sentiers de justice. Rends-nous affamés des verts pâturages et assoiffés de tes
vives eaux.
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
