MÉDITATION DU 21 AVRIL 2022

MÉDITATION
DU 21 AVRIL 2022

 

Lecture :
Éphésiens 2.1-3

 

Paul alterne dans
ces versets entre les pronoms vous et nous. Comme nous l’avions vu au verset 13
du premier chapitre, l’apôtre utilise le nous pour parler des Juifs qui se sont
convertis puisqu’il en est lui-même un, et le vous pour les païens qui ont cru.
La suite du chapitre 2 le confirme.

 

Comme nous
l’avions vu, le sujet était sensible pour les Juifs qui souffraient de
particularisme ethnique, c'est-à-dire qui se croyaient plus dignes du royaume
en raison de leur appartenance à la descendance biologique d’Abraham. Ils
croyaient que la loi les mettait à l’abri de la désapprobation de Dieu.

 

Paul affirme que
tous les hommes, juifs ou grecs, sont morts par leurs fautes et leurs péchés.
Il nous faut réaliser la force des mots. Être mort signifie n’avoir aucune vie
selon Dieu. C’est être incapable de tout bien. C’est même être incapable de se
tourner vers Dieu par soi-même, ce que Jésus avait déjà affirmé [Jean 6.44]. C’est
donc que, pour croire, l’homme a d’abord besoin de recevoir la vie de Dieu par
son Esprit [1 Corinthiens 2.14-15 ; 12.3 ; 2 Thessaloniciens 2.10].

 

Frères et sœurs.
Nous devons tout à Dieu dans notre salut. « La seule contribution que nous
apportons à notre salut, est le péché qui nous oblige à recevoir le salut. »
[Jonathan Edwards] Si nous pensons y être pour quelque chose dans notre salut,
nous en tirerons une gloire. Si nous pensons que nous avons cru parce que nous
avons été plus perspicaces, plus réceptifs, mieux disposés, c’est que nous
ignorons notre condition passée. Nous étions morts.

 

Paul précise que
notre marche pré-conversion se faisait selon le cours de ce monde et selon
Satan. Cependant, l’homme ne doit pas blâmer ni le monde ni Satan pour son
péché puisque ce sont ses propres convoitises charnelles et les volontés de sa
propre chair et de ses pensées qui le dirigeaient. Certains chrétiens ont
tendance à mettre sur le dos de Satan leurs péchés. Nous devrions vraiment nous
garder de le faire. Ananias et Saphira, qui n’étaient probablement pas
chrétiens, ont été blâmés pour l’action de Satan en eux [Actes 5.3]. C’est donc
qu’ils avaient la responsabilité de ne pas laisser Satan les influencer.

 

Paul ajoute que
tous les chrétiens, qu’ils soient d’origine juive ou grecque, étaient par
nature des enfants de colère. En effet, la colère de Dieu était sur chacun de
nous. La colère de Dieu n’est pas d’une crise de nerfs temporaire telle que
nous en avons lorsque nous nous mettons en colère. La colère de Dieu n’a rien d’irrationnelle.
Elle est la juste disposition de Dieu face au péché. Il est saint, parfaitement
saint, et il ne supporte pas le mal. De tout ce qui existe, cette colère est ce
qu’il y a de plus redoutable.

 

Le non chrétien
demeure enfant de colère, et pour l’éternité, il verra la redoutable colère de
Dieu être déversée sur lui. Le chrétien jouit du repos parce que Jésus-Christ,
notre glorieux Seigneur et Sauveur, a subi la colère du Père sur la croix. Il
nous épargne ainsi le pire scénario pour nous procurer le meilleur avenir qui
soit, c'est-à-dire l’éternité avec lui dans la nouvelle création.

 

Père éternel, nous
professons que toute la gloire te revient dans notre salut. Nous avons été
trouvés morts, incapables de tout bien. Nous préférions les ténèbres à la
lumière, le mensonge à la vérité. Merci de nous avoir éclairés pour que nous
puissions croire en ton Fils. Amen !

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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