MÉDITATION DU 7 AVRIL 2022
MÉDITATION
DU 7 AVRIL 2022
Nous débutons une
série de méditations sur l’épître de Paul aux Éphésiens.
Lecture :
Éphésiens 1.1-2
AUTEUR. Paul débute son épître en se présentant. Celui qui croyait jadis
servir Dieu en persécutant les chrétiens [Actes 9.1-2 ; 26.10-11 ;
Philippiens 3.6] a été choisi par Dieu et envoyé pour porter la bonne nouvelle
de Jésus-Christ.
Le mot apôtre
vient du mot grec envoyé. Et en
précisant qu’il est envoyé de Jésus-Christ, Paul veut probablement informer les
lecteurs que son ministère n’est pas le résultat d’une nomination
ecclésiastique. Les ministères d’ancien et de diacre nécessitent un processus
de nomination, mais pas celui d’apôtre puisque ceux-ci étaient désignés
directement par Jésus-Christ [Actes 1.2, 24 ; 26.16-18].
Le Seigneur a
choisi des pécheurs qui, jadis, étaient ennemis de Dieu. Et Paul a toujours vu
comme un très grand privilège d’être au service de Dieu. Les emprisonnements,
les tortures, les souffrances [2 Corinthiens 6.5 ; 11.26-27 ; Philippiens
1.7] n’ont jamais affecté sa joie de servir un si grand Seigneur.
DESTINATAIRES. Paul se souciait de toutes les Églises [2 Corinthiens 11.28].
C’est de sa cellule que Paul a écrit l’épître aux Éphésiens [Éphésiens 3.1 ;
4.1]. Même en prison, il ne perdait pas son temps. Il lisait [2 Timothée 4.13],
il priait [Éphésiens 1.16] et il écrivait aux frères et sœurs afin de les
affermir [Éphésiens 3.1 ; Philippiens 1.13-14].
Nous arrive-t-il,
frères et sœurs, d’être centrés et concentrés sur la difficulté des
circonstances dans lesquelles nous nous trouvons au point où le royaume de Dieu
nous paraît loin et où nous trouvons justifié de ne plus servir celui qui nous
a sauvés ?
SALUTATION. La salutation avec le duo grâce et paix est habituelle chez Paul [Romains
1.7 ; 1 Corinthiens 1.3 ; 2
Corinthiens 1.2 ; Galates 1.3 ; Philippiens 1.2 ; Colossiens 1.2 ;
1 Thessaloniciens 1.1 ; 2 Thessaloniciens 1.2 ; 1 Timothée 1.2 ;
2 Timothée 1.2 ; Tite 1.4 ; Philémon 1.3]. Paul joindrait la culture
grecque et la culture juive. « Les Grecs saluaient avec le mot grâce « charis« et les Juifs par le mot
paix « shalom ». » [Florent Varak, L’épître aux Éphésiens]. Ceci
dit, le contenu de la salutation est riche de sens.
Ce duo n’est
jamais inversé. La grâce précède toujours la paix. Il a fallu que Dieu nous
fasse grâce pour que nous soyons en paix avec lui, ayant été réconciliés. En
ouvrant ses épîtres ainsi, Paul veut assurer les destinataires de ses meilleures
intentions à leur égard.
En fait, il ne s’agit
pas que d’une salutation. C’est une véritable prière de l’apôtre pour les
Églises. L’apôtre désire profondément que les chrétiens vivent la grâce et la
paix de Dieu et que nous puissions appliquer ces bénédictions entre nous [Éphésiens
4.32].
Père éternel,
merci pour ta grâce. Tu nous as sauvés sans que nous l’ayons mérité. Et merci
pour ta paix. Nous sommes en parfaite sécurité en Jésus-Christ et rien de tout
ce qui nous arrive ne peut la menacer. Amen !
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Daniel Durand, pasteur
