MÉDITATION DU 12 MARS 2022
MÉDITATION
DU 12 MARS 2022
Lecture : Galates
4.1-7
Paul vient
maintenant appuyer le rôle de précepteur de la loi par une illustration de la
vie courante chez les Gréco-romains, donc bien connue des Galates, pour
enseigner sur le passage du régime de la loi au régime de la foi.
L’ENFANT. Durant son enfance, l’individu vit comme un esclave. C'est-à-dire qu’il
doit être soumis. L’enfant n’a aucun pouvoir sur l’héritage qui l’attend. Ce n’est
qu’à l’âge adulte que l’individu sera dégagé de cette condition et libéré afin
d’entrer dans son héritage.
Le fait que le
fils avait ce statut filial avant d’être adulte nous montre l’élection. Ce n’est
que lorsque l’homme se convertit qu’il n’est plus sous la loi. Le fils était donc
fils avant de se convertir.
JUDAÏSME. Ici, Paul qualifie les rites de la loi juive comme des principes
élémentaires du monde. Autrement dit, les rites juifs ne sont rien d’autre que
des pratiques païennes. Avant la venue de Jésus-Christ, ces rites avaient la
fonction d’annoncer le Christ. Mais maintenant que le messie est venu, ces
rites ont perdu leur pertinence et leur rôle. Que ce soit un Juif qui fait un
sacrifice d’animal ou quelqu’un d’une autre religion, c’est la même chose. Ce
sont des rites païens.
Cette illustration
démontre que l’intention de Dieu n’était pas de garder son peuple sous le
régime de la loi. Cette situation était temporaire.
L’ESCLAVE. Si l’enfant ne diffère en rien d’un esclave, il n’est cependant pas
esclave. Il est fils. Et l’esclave n’est pas fils. L’esclave illustre les hommes
qui demeurent sous l’esclavage de la loi, alors que le fils représente tous
ceux qui se convertissent.
JÉSUS-CHRIST. Pour que nous puissions être adoptés, le Seigneur a
envoyé son propre Fils. Il est advenu d’une femme, se plaçant sous la loi afin
de racheter ceux qui étaient sous la loi. Autrement dit, il fallait que le Fils
se place sous la loi pour l’accomplir pour nous, son peuple et que nous
recevions l’adoption.
Notre adoption est
glorieuse. Parce que nous sommes des fils, Dieu envoya l’Esprit de son Fils qui
crie Abba, Père en nous. La formulation est chargée. Elle signifie que notre
filiation par adoption s’établit sur la filiation éternelle du Fils avec son
Père. Ça nous indique que la relation que Dieu établit avec nous est de même
intimité que celle qu’il a avec son propre Fils.
Le chrétien voit
en Dieu son Abba. Le terme indique une relation intime qui est telle que Dieu
habite en nous par son Esprit. Et certains milieux chrétiens justifient, à
partir de ce titre, une approche trop familière avec Dieu, c'est-à-dire en
supprimant toute révérence. Cette pensée est corrigée par le fait que, dans le Nouveau
Testament, la désignation Abba revient à 3 reprises, et elle est toujours
suivie de Père [Marc 14.36 ; Romains 8.15 ; Galates 4.6]. Et dans la
Bible, la notion de père demande le respect et l’honneur [Malachie 1.6]. Par
conséquent, le chrétien doit goûter à la proximité de Dieu dans une relation
intime, mais sans jamais tomber dans les familiarités, des privautés
désinvoltes.
Père éternel.
Merci de nous accueillir dans ta famille. Merci d’être notre Père et de toujours
nous traiter avec affection. Amen !
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Daniel Durand, pasteur
