MÉDITATION DU 16 JANVIER 2022
MÉDITATION
DU 16 JANVIER 2022
Lecture :
Deutéronome 25.5-10
Ces versets
exposent la loi du lévirat. Lorsqu’un homme décédait sans avoir donné d’enfant
à son épouse, le frère du défunt avait la responsabilité de prendre sa belle-sœur
veuve comme épouse afin d’assurer une descendance au défunt.
Raymond Brown [Bible Speaks Today] affirme qu’il y « avait une longue tradition qui
remontait à la période patriarcale et était une coutume tout à fait familière
dans diverses parties du Proche-Orient ancien. Les Hittites et les Assyriens la
pratiquaient tous deux. Dans la tradition assyrienne, même une femme fiancée
pouvait s'attendre à être prise par le frère de son futur mari ».
Bien que la chose
ne soit pas présentée comme un commandement de façon directe, il semble que ce
soit quand même le cas. Quelques éléments nous placent sous un registre légal.
Si le frère refusait,
la cause était amenée devant les anciens de la ville. Et si le frère persistait
dans son refus, il y avait un châtiment public qui consistait en un déshonneur
permanent puisque ce frère allait porter dorénavant un nom humiliant :
« la famille du déchaussé » [le mot maison a parfois le sens de
famille].
La veuve devait
lui retirer sa sandale et lui cracher au visage. Le crachat était la pire
insulte à l’époque [Job 30.10 ; Ésaïe 50.6 ; Marc 10.34]. La sandale
était utilisée en Israël pour symboliser la propriété. L'enlèvement de la
sandale indiquait que l'homme renonçait à tout droit sur les biens de son frère.
Ce retrait d'une sandale officialisait que les droits de propriété ont été
transférés. La sandale retirée était un signe que l'héritage avait été
totalement renoncé.
La loi du lévirat
visait à maintenir la famille. Bien qu’elle ne soit plus appliquée de nos
jours, elle comporte des vertus dont nous devrions tenir compte. Les frères et sœurs
du défunt devrait soutenir une belle-sœur qui se retrouve veuve et non s’en
désolidariser. Il y a une responsabilité envers la veuve.
Cette loi offrait
à l’homme mourant un certain espoir que son épouse ne se retrouvera pas à la
rue puisqu’une veuve de l’époque était pratiquement comme une itinérante de nos
jours.
Et la plus grande
application pour nous est de nous rappeler que nous étions tous en situation de
veuvage et sans avenir et que le Père nous a mariés à son Fils pour l’éternité.
Nous sommes l’Épouse de Jésus-Christ qui nous offre un avenir glorieux.
Père céleste, nous
voulons te louer pour l’institution de la famille. Bien que le péché a souvent rendu
les relations familiales difficiles, l’institution telle que tu l’as créée est
merveilleuse et elle te glorifie.
Nous te louons
également pour Jésus-Christ, ton Fils éternel à qui tu nous a mariés. Merci
pour cette union entre Jésus et nous. Amen !
Daniel Durand, pasteur
