MÉDITATION DU 10 JANVIER 2022
MÉDITATION
DU 10 JANVIER 2022
Lecture :
Deutéronome 23.16-19
Ces versets
comportent des règles éthiques.
La première règle
concernait les esclaves. Ici, il s’agit d’esclaves étrangers. Si ça avait été
un esclave Israélite, il n’aurait pas eu le droit de s’enfuir puisque c’est par
son travail d’esclave qu’il remboursait sa dette [Lévitique 25.39-43]. Ce sont
des esclaves qui avaient fui leur maître païen.
Les nations
avoisinantes n’avaient pas de considération pour les esclaves. Les femmes
pouvaient être violées, les hommes pouvaient se faire tuer. Les esclaves
n’avaient aucun droit. Ça explique leur fuite lorsqu’ils en avaient la
possibilité.
En Israël, le
Seigneur a demandé que les esclaves soient bien traités. Ils avaient des
droits. Ils pouvaient choisir le lieu de résidence. Et surtout, les Israélites
n’avaient pas le droit de les opprimer [Deutéronome 23.17]. C’est le même mot
utilisé pour décrire les traitements que les Égyptiens ont infligés aux
Israélites [Exode 22.21].
La règle suivante
concerne les prostitués, mâles ou femelles. Rappelons-nous que le Deutéronome a
été donné juste avant l’entrée du peuple en Terre Promise. Les Israélites ont
dépossédé les Cananéens, mais il en est resté plusieurs. Et parmi ceux-ci, il
se peut qu’il y ait eu des prostitués. Le terme chien servait à désigner les
prostitués mâles.
Les textes
extrabibliques montrent clairement que les rapports sexuels avec ces prostitués
du temple étaient liés à toute la conception de la fertilité pour la famille,
les troupeaux et les récoltes.
Les revenus tirés
de ces pratiques ne pouvaient être utilisés pour l’accomplissement d’un vœu
devant l’Éternel. Cette règle nous montre que l’argent acquis de manière
immorale n’est pas sanctifié sous prétexte qu’il est donné au Seigneur. Et
donner au Seigneur de l’argent mal acquis n’efface pas le péché qui en a permis
l’acquisition.
Tout ceci nous
montre que le culte authentique n’est agréé que par ceux et celles qui ont un
comportement cohérent avec la foi professée.
Nous sommes
exhortés, frères et sœurs, à nous examiner et voir si notre conduite est
conforme à notre foi. De la même manière que les Israélites devaient bien
traiter les esclaves, nous devons bien traiter les personnes plus faibles, et
si nous en avons, nos employés.
De la même manière
que le Seigneur ne tolère pas la débauche, nous ne devons pas la tolérer dans
nos vies ni dans la vie de nos Églises.
Père éternel,
purifie-nous, donne-nous de rechercher la sanctification, sachant que la
sainteté convient à ta maison [Psaume 93.5]. Amen !
Daniel Durand, pasteur
