MÉDITATION DU 12 NOVEMBRE 2021

MÉDITATION DU 12 NOVEMBRE 2021 

 

Lecture : Deutéronome 11.1-7 

 

Il est fréquent que le Seigneur associe l’amour pour lui et l’obéissance à sa loi. Celui qui justifie des écarts de conduite par le cliché « Dieu connaît mon cœur » ne réalise pas ce qu’il dit. Certains plaident cela pour se donner bonne conscience de ne pas fréquenter d’Église locale par exemple, ou pour ne pas obéir à une autre consigne du Seigneur. 

 

C’est vrai que Dieu connaît notre cœur. Et il voit combien notre cœur est tortueux et capable de justifier des écarts de conduite. L’amour pour Dieu ne peut s’exprimer que dans l’obéissance à sa loi morale qui consiste à honorer le Seigneur par tous les moyens qu’il nous donne, et à aimer notre prochain comme nous-mêmes. 

 

Le peuple de Dieu doit reconnaître l’autorité de l’Éternel. Cette autorité a été démontrée par des signes et des prodiges en Égypte qui se sont conclus par le jugement de Dieu contre le pharaon et son armée qui ont péri dans la Mer Rouge [Deutéronome 11.3-4]. Mais aussi, le Seigneur a montré sa souveraineté durant toute la traversée du désert qui dura 40 ans [Deutéronome 11.5-6]. 

 

Lorsque le Seigneur élimina toute la génération qui était sortie d’Égypte, il préserva ceux qui avaient moins de 20 ans [Nombres 14.29]. C’est à eux que Moïse s’adresse, eux qui ont vu les miracles en Égypte [Deutéronome 11.7]. 

 

Ces signes miraculeux nous montrent que la puissance que Dieu déploie pour sauver son peuple se trouve en même temps à juger les réprouvés. La même eau qui engloutit l’humanité a élevé l’arche de Noé et ses occupants. 

 

C’est une grande œuvre [Deutéronome 11.7] que Dieu accomplit. Il sauve son peuple et rend à l’impuissance ses ennemis. Ces jugements et ces délivrances à travers l’histoire sont annonciateurs de la fin du monde qui sera caractérisée par le jugement de Dieu contre tous les réprouvés et la délivrance définitive de tous les élus. 

 

Personne d’entre nous n’a vu les signes en Égypte. Mais nous avons davantage. Si nous sommes chrétiens, nous sommes au bénéfice d’une plus grande délivrance que celle d’Égypte et ce, pour deux raisons.  

 

1. Nous avons été délivrés de nos péchés. Notre péché était notre pire ennemi parce qu’il nous détruisait bien plus que toute oppression humaine. Notre péché gardait nos pensées esclaves du mal. 

 

2. La délivrance de nos péchés est plus grande que la délivrance de l’esclavage d’Égypte en raison de sa durée. Les Israélites ont été délivrés des Égyptiens, mais sont retournés en terre ennemie lors de la déportation aux mains des Assyriens et des Babyloniens. Leur liberté fut temporaire. Pour nous, chrétiens, notre délivrance du péché est permanente et éternelle. Notre marche actuelle, bien que ponctuée de chutes, en est une de sanctification. 

 

Père céleste, merci de nous procurer une cité permanente. Merci pour cette nouvelle alliance dans laquelle nous avons tout pleinement. Merci pour Jésus-Christ, le médiateur de cette nouvelle alliance. Amen ! 

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville


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