MÉDITATION DU 17 AOÛT 2021
MÉDITATION DU 17 AOÛT 2021
Lecture : Marc 15.29-32
Tous les non chrétiens se moquent de Jésus-Christ. Cependant, les moqueries ne s’exprimeront pas toutes de la même manière. Chez certains, leurs moqueries consistent à être indifférents. Un peu comme une personne qui ne ferait nul cas d’un avertissement.
Dans notre texte, les moqueurs se permettent de verbaliser leur rejet de Dieu en tentant de ridiculiser notre Seigneur.
Les passants ridiculisent Jésus en reprenant les fausses accusations portées contre lui. Jésus n’avait jamais dit qu’il détruirait le temple lui-même. Il avait simplement affirmé que si les dirigeants détruisaient le temple, lui allait le rebâtir en trois jours. De plus, il parlait du temple de son corps [Jean 2.19-21]. De fausses accusations finissent souvent par devenir la pensée populaire.
Ces passants qui criaient à Jésus de se sauver lui-même [Marc 15.30] ne réalisaient pas que Jésus aurait pu le faire [Matthieu 26.53] mais que si Jésus est demeuré sur la croix, c’est qu’il ne cherchait pas à sauver sa propre vie mais à sauver la nôtre, celle de tous ceux que le Père lui a donnés.
La pensée des principaux sacrificateurs [Marc 15.31] ne considérait que les délivrances que Jésus avait opérées en guérissant des malades et en exorcisant des démoniaques. Ils ne comprenaient pas que la vraie délivrance que Jésus est venue faire est celle du péché de son peuple et que celle-ci nécessitait la condamnation qu’il a subie.
Que les passants aient ignoré ces vérités, c’est une chose. Mais que les principaux sacrificateurs et les scribes aient fait preuve d’une incompétence semblable est inconcevable puisque c’était révélé dans les Écritures [Ésaïe 53.5-6, 8, 11].
Les moqueurs demandent maintenant que Jésus leur donne des preuves de sa messianité pour croire [Marc 15.32].
Premièrement, Jésus leur en avait données plus que nécessaire. Sa renommée avait gagné tout le pays [Marc 1.28] et même l’extérieur [Matthieu 4.24]. Les témoignages ne manquaient pas. Si Jésus avait fait d’autres miracles, ils n’auraient pas cru davantage, même si Jésus était descendu de la croix par lui-même [cf. Luc 16.31].
Deuxièmement, ce n’est pas en voyant un miracle que les hommes croient. Les deux périodes de miracles les plus fortes, soit les plaies d’Égypte et le ministère et Jésus et des apôtres, nous montrent que les non croyants s’endurcissent à la vue des miracles à moins que le Seigneur ne leur donne des yeux pour voir.
Quand un non chrétien exige une preuve, il est en train de mettre sa confiance en lui-même, en sa capacité, sa compétence pour juger d’un fait.
Tous ceux qui se moquent de Jésus-Christ vont réaliser, pour ceux qui ne se convertiront pas, que tout ce que Jésus a fait et tout ce qu’il s’est abstenu de faire comme le fait de ne pas quitter la croix, s’inscrivait dans l’accomplissement du plan de rédemption de Dieu. Ceux qui se moquent de lui, leur rire sera changé en larmes éternelles [Luc 6.25]. Et pour nous qui croyons, nos larmes seront changées en rires, en allégresse [Psaume 126.5].
Père éternel. Merci de nous montrer que la croix méprisée des hommes est glorieuse pour nous, tes enfants. Amen !
Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
