MÉDITATION DU 6 AOÛT 2021

MÉDITATION DU 6 AOÛT 2021

Lecture : Marc 14.58-61

Dans notre texte, Jésus ne répond pas. Probablement parce qu’on lui demande de répondre à de fausses accusations. Ces fausses accusations sont en fait une déformation de ce que Jésus avait dit.

Voici ce que Jésus avait dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » [Jean 2.19]. Et pourtant, on l’a accusé faussement de vouloir détruire le temple lui-même [Marc 14.58 ; Actes 6.13].

Ceux qui l’ont ainsi faussement accusé l’ont injustement condamné à mort. Et le paradoxe est que cette condamnation a amené le jugement de Dieu sur Israël en 70, et à ce moment-là, le temple fut détruit. Ce qui a détruit le temple n’est pas Jésus mais l’incrédulité des Juifs, de ceux qui ont accusé Jésus de vouloir détruire le temple.

Le souverain sacrificateur pousse l’audace à reprocher à Jésus de ne pas répondre à ces accusations. Le souverain sacrificateur savait que ces accusations étaient fausses [Matthieu 26.59], et Jésus savait que le souverain sacrificateur le savait.

Les dirigeants juifs méprisaient complètement la loi de Dieu, et donc Dieu lui-même. Premièrement, puisqu’ils n’avaient pas les deux témoignages requis, ils auraient dû libérer Jésus sur le champ [Deutéronome 19.15]. Mais aussi, les faux témoins auraient dû subir la peine qu’ils étaient prêts à faire subir à Jésus [Deutéronome 19.18-19]. Les chefs religieux n’avaient aucun intérêt pour la loi de Dieu. Ils ne cherchaient qu’à préserver l’institution qu’ils utilisaient pour eux-mêmes et non pour le peuple [Ézéchiel 34].

Ces personnes impliquées nous rappellent le cœur de l’homme, y compris le nôtre. Personne n’est juste (Psaume 14.2-3 ; Romains 3.10).

La conduite de Jésus est un exemple pour nous, « lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte ; souffrant, ne faisait pas de menaces, mais s’en remettait à Celui qui juge justement » [1 Pierre 2.23].

Frères et sœurs. Nous subissons aussi des injustices même si elles ne sont pas d’une même ampleur. La solution n’est jamais de se venger soi-même mais de laisser à Dieu le soin de juger justement. Dieu ne laisse rien d’impuni. Il voit tout. Il sait tout. Rien ne lui échappe. Et il applique sa justice parfaitement.

Père céleste, rends-nous semblables à ton Fils, rends-nous dociles. Que nos cœurs s’en remettent à toi en toutes circonstances, sachant que tu établis parfaitement ta justice. Amen !

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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