MÉDITATION DU 2 AOÛT 2021
MÉDITATION DU 2 AOÛT 2021
Lecture : Marc 14.43-46
Dans ce récit, plusieurs personnes sont présentes. Mais afin d’attirer notre attention sur ce qui se passe vraiment, seuls les noms de Jésus et Judas sont mentionnés.
Judas est accompagné de soldats au service du temple. Tout était orchestré. Judas allait se rendre vers Jésus pour lui donner un baiser afin que les gardes le reconnaissent. C’est la folie à son comble.
Judas avait passé 3 années à suivre Jésus, à entendre ses enseignements, à assister à ses miracles. Et même que Jésus avait donné à Judas que des miracles se fassent par ses mains (Matthieu 10.4 et 8). Au cours de ces 3 années, Judas a aussi vu Jésus faire preuve de compassion envers une Samaritaine de mauvaise vie (Jean 4.5-29), envers des lépreux qu’il a guéris (Luc 17.12-16), et envers beaucoup d’autres personnes au seuil du désespoir.
La réponse de Judas a été de trahir celui qu’il avait suivi durant ces 3 années. Et quelle hypocrisie. Judas pousse l’audace à désigner Jésus comme son maître (rabbi). Et il s’approche de Jésus pour lui donner un baiser.
Mais la question se pose à savoir pourquoi Jésus s’est laissé embrasser par un hypocrite. Le texte ne donne pas la réponse à cette question. Cependant, nous voyons dans les Écritures que le Seigneur laisse les hommes aller à leur folie. Puisque chacun sera jugé d’après ses œuvres, le Seigneur les laisse les commettre. Au jour du jugement, toutes ces œuvres deviendront des pièces à conviction, des preuves de la culpabilité des réprouvés.
La trahison de Judas est consommée. Alors que Jésus a mis le comble à son amour (Jean 13.1), Judas met le comble à sa trahison. Avant, il était présenté comme l’un des douze (Marc 14.43), et maintenant comme le traitre (Marc 14.44). Ce fut probablement la dernière fois que les onze voyaient Judas.
Les gardes ont saisi Jésus qui comparaîtra maintenant devant les autorités juives.
Frères et sœurs. Jésus n’a pas seulement subi une injustice légale. Il a été trahi. Trahi par quelqu’un qui se disait ami. Lorsque nous vivons une injustice, une trahison pour la cause de l’évangile, pour avoir défendu la vérité, sachons que ces souffrances sont associées à celles du Christ. Nous souffrons avec lui et pour lui.
Le rejet du chrétien par des réprouvés, même les plus proches, est normal. En effet, le Seigneur sépare son Église des réprouvés (Jean 15.19) et en nous rejetant, les réprouvés confirment cette séparation voulue de Dieu (Genèse 3.15).
Père céleste. Nous voyons comme une gloire de souffrir pour ton Fils. Nous te louons parce que nos souffrances, nos peines ne sont pas vaines. Elles te glorifient. Amen !
Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
