MÉDITATION DU 25 JUILLET 2021

MÉDITATION DU 25 JUILLET 2021

Lecture : Marc 14.10-11

La présence d’un traître, en l’occurrence Judas, est particulière. Il se trouve dans l’intimité des disciples. Ce traître est en contraste avec la femme du récit précédent (Marc 14.3-9). Celle-ci a offert un parfum de très grande valeur pour honorer Jésus, alors que Judas déshonore Jésus pour de l’argent.

Judas a assisté à l’opposition ouverte des autorités religieuses contre Jésus. C’est en pleine connaissance de cause qu’il va les trouver afin de livrer le Seigneur. Il ne faut pas penser que Judas honorait la fonction sacerdotale puisqu’en voulant la mort d’un innocent, il transgressait toute la loi.

Son hypocrisie était grande. Pour conduire un innocent à des bourreaux, il faut une conscience pratiquement éteinte. Celle-ci s’éveillera par la suite puisque Judas sera pris de remords mais sans que ça ne soit une repentance.

Se rendre auprès des autorités religieuses consistait à devenir leur complice et leur permettre de réaliser leur ignoble projet de mettre à mort le Fils de Dieu.

Les autorités se réjouirent de l’alliance conclue avec Judas (Marc 14.11). Cette joie est triste. La joie du rebelle n’a rien de réjouissant. La vraie joie n’est qu’en Dieu (Matthieu 25.21).

Quelle affaire ! Les dirigeants spirituels du peuple de Dieu font un pacte avec le diable (Luc 22.3-4). Il n’est pas surprenant que Jésus les ait traités de fils du diable (Jean 8.44).

À partir de ce moment, Judas cherchait une occasion favorable de livrer Jésus. Ses motifs étaient mauvais avant ce moment. Judas cherchait à s’enrichir à partir des offrandes remises à Jésus (Jean 12.6). Mais à partir de ce moment, ses pensées étaient occupées par cette idée de livrer Jésus aux autorités juives.

Il est probable que Judas croyait que le messie allait instaurer un royaume politique et que sa marche avec Jésus visait à bénéficier d’un poste élevé à la cour du roi. Il a dû réaliser que ce n’était pas ce qui était prévu et que les enfants du royaume n’y entrent pas autrement qu’en renonçant à tout pour s’approprier les biens célestes (Colossiens 3.1-2).

Le récit de Judas nous montre deux vérités.

1.- Les faux-frères finissent toujours par agir selon leur nature déchue. Bien qu’ils puissent feindre la foi pour un temps, leurs intentions finissent toujours par remonter à la surface.

2.- Le Seigneur permet que les faux-frères soient débusqués tôt ou tard. Nous ne devons pas nous surprendre de voir des personnes qui nous ont côtoyés quitter pour retourner à leurs amours du monde.

Père éternel, tu laisses le mal s’activer présentement, et c’est selon ta sagesse parfaite pour laquelle nous te louons. Amen !

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

Publications similaires