MÉDITATION DU 29 JUIN 2021

MÉDITATION DU 29 JUIN 2021

Lecture : Marc 11.1-11

La Bible s’exprime très souvent à travers des symbolismes. Ici, c’est l’ânon, le petit de l’âne. Cet animal est représentatif de l’homme déchu. L’âne est le seul animal qui devait être racheté, tout comme l’homme (Exode 13.13). Mais pourquoi l’âne ? Cet animal sert à dépeindre l’homme pécheur.

L’âne était, tout comme d’autres animaux, un animal impur (Lévitique 11.4). De même, tous les hommes sont impurs en raison de leur péché. En rachetant cet animal impur et pas les autres, le Seigneur signifiait que lui seul décide des humains qui sont rachetés. C’est un choix arbitraire de Dieu (Éphésiens 1.11).

L’âne ne vivait pas librement, il était en quelque sorte un esclave sur lequel étaient mis des fardeaux à transporter. Ainsi est l’homme pécheur. Il est esclave et porte le lourd fardeau de ses péchés.

L’âne devait être racheté ou détruit (Exode 13.13). Ainsi, chaque homme est soit racheté ou détruit. Il n’y a aucune zone neutre. C’est soit la bénédiction, soit la malédiction. C’est soit vivre avec Jésus-Christ, soit mourir en Adam. C’est soit la vie éternelle, soit la mort éternelle.

L’âne est un animal bête (Jérémie 2.23-24). En raison de son péché, l’homme n’a pas l’intelligence spirituelle (Romains 1.21).

Concernant Yehoyaqim, roi de Juda extrêmement mauvais, le Seigneur annonce qu’il aura la sépulture d’un âne, c’est-à-dire à l’extérieur de Jérusalem (Jérémie 22.18-19).

Toutes ces comparaisons avec l’âne visent à démontrer que l’homme est esclave du péché, sans intelligence spirituelle, et indigne d’être en présence de Dieu. Il a besoin d’être racheté.

Quand Jésus entre à Jérusalem sur le dos d’un ânon, il est en train d’annoncer qu’il va dominer sur tous les hommes, mais surtout, en faisant entrer un âne dans la ville sainte, il démontre publiquement que l’homme ne peut venir en présence de Dieu que par son sacrifice et sa médiation.

Frères et sœurs, les comparaisons avec l’âne est un moyen pour nous faire réaliser notre petitesse et notre besoin constant d’être conduits, dirigés par Jésus-Christ.

Père éternel, quel privilège que d’être en Jésus-Christ. Nous te louons pour ta compassion. Tu ne nous as pas sauvés parce que tu aurais trouvé quelque chose d’agréable en nous, mais uniquement parce que tu as décidé de nous aimer. Amen !

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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