MÉDITATION DU 18 JUIN 2021
MÉDITATION DU 18 JUIN 2021
Lecture : Marc 10.1-5
Jésus se met à enseigner et les Pharisiens interviennent pour l’éprouver, c’est-à-dire lui tendre un piège pour le discréditer publiquement. Les dirigeants juifs n’appréciaient pas voir Jésus gagner en popularité ni ses enseignements dénonçant ceux des Pharisiens.
Les Pharisiens voulaient amener Jésus dans le coin en lui demandant d’interpréter le texte de Moïse (Deutéronome 24). De leur côté, les Pharisiens tordaient le sens du verset dans leur question (Matthieu 19.3). Alors Jésus leur pose la question : « Que vous a commandé Moïse ? ». La réponse de Jésus est excellente. Il renvoie ses adversaires au texte qu’il va ensuite expliquer dans son contexte.
Moïse n’a jamais encouragé le divorce. Il a plutôt dit que ceux qui décident de divorcer doivent au moins remettre une lettre de divorce à leur épouse.
Le but était de protéger l’épouse. À l’époque, une femme pouvait difficilement vivre sans être mariée, surtout si elle n’avait pas d’enfants en âge de la soutenir et la secourir.
Une femme répudiée cherchait donc à se remarier. Or, elle devait prouver qu’elle n’était plus mariée, d’où la nécessité de la lettre. Ceci dit, le Seigneur n’approuve jamais ce remariage. L’original de Deutéronome 24.2 n’a pas le verbe « pourra » contrairement à ce que certaines versions ont traduit. TOB traduit ainsi : « lorsque la femme est donc sortie de chez lui, s’en est allée, puis est devenue la femme d’un autre… ».
Du côté du mari, c’est en raison de la dureté du cœur que Moïse avait permis le divorce. Et le but de Moïse était d’amener le mari à y penser deux fois avant de répudier sa femme. S’il la répudiait, il devait écrire un document officiel, qui avait valeur légale. Le mari ne pouvait plus jamais dire que c’était elle qui l’avait quitté.
De plus, si le mari répudiait sa femme, étant donné qu’il dut lui remettre la lettre de divorce, il ne pouvait plus espérer la retrouver dans le cas où elle s’était attachée à un autre homme (Deutéronome 24.1-4). Le but de Moïse était plutôt de mettre le mari en face des conséquences de ce triste choix et non de l’encourager à divorcer à la moindre déception.
C’est ce qui ressort du verset 5 où Jésus met le doigt sur la cause du commandement de Moïse. C’est en raison de la dureté du cœur. En effet, il faut un cœur dur, un cœur de pierre pour trouver sa femme inconvenable et ne plus lui accorder sa faveur (Deutéronome 24.1).
Le mari doit aimer sa femme comme le Christ a aimé l’Église (Éphésiens 5.25). Or, le Christ ne nous aime pas parce qu’il nous trouve convenable. Il nous aime, un point c’est tout. Il nous a aimés alors que nous étions des impies, des rebelles, des pécheurs (Romains 5.8).
Aux maris, que le Seigneur nous donne d’aimer nos femmes et de les traiter comme le Seigneur nous traite, c’est-à-dire avec amour et patience.
Et pour nous tous, peu importe notre statut civil, sachons examiner nos choix et nos décisions pour voir s’ils ne sont pas parfois le produit d’un cœur endurci.
Père éternel, merci pour Jésus-Christ qui amène à la lumière les péchés de cœur qui produisent de mauvaises actions. Et merci pour Jésus-Christ qui est l’exemple parfait d’amour envers nos épouses. Amen !
Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
