MÉDITATION DU 15 AVRIL 2021

MÉDITATION DU 15 AVRIL 2021

Lecture : Marc 4.26-29

Dans cette parabole, Jésus va reprendre l’image de la semence mais en présentant d’autres aspects du royaume.

Dans la parabole du semeur (Marc 4.3-20), Jésus présente quatre sortes de terre. Dans la parabole sur laquelle nous nous arrêtons dans cette méditation (Marc 4.26-29), Jésus ne s’intéresse qu’à une seule terre, celle qui porte du fruit. Quelques vérités se dégagent de cette nouvelle parabole.

1. L’efficacité est dans la semence. C’est en elle qu’est la vie. L’efficacité n’est pas dans la méthode d’ensemencement. Les formations d’évangélisation devraient insister sur ce point. L’important est de maintenir l’intégrité de la semence, c’est-à-dire présenter l’évangile simplement, sans le tordre, sans l’adapter aux gens.

De plus, celui qui évangélise doit croire que l’efficacité n’est pas en lui-même mais dans la semence. L’efficacité n’est pas dans la main de celui qui sème ni dans sa manière de laisser tomber la semence, mais dans la semence elle-même.

2. La semence va croître dans la bonne terre. C’est un bel exemple ici de l’importance de ne pas isoler ce texte du reste des Écritures. Nous ne devrions pas conclure qu’une terre puisse être bonne par elle-même. Si une terre est bonne, c’est parce que Dieu l’a travaillée. Il lui a donné de recevoir la vie et de porter du fruit (Jean 5.21). C’est Dieu et Dieu seul qui donne la vie à ce qui était mort.

3. La semence dans la bonne terre va produire son fruit jusqu’à maturité. Ce fruit ne consiste pas à s’activer. Judas a été actif avec Jésus durant 3 années. N’oublions pas ce que nous avons vu dans la parabole du semeur avec les endroits pierreux. Ces personnes reçoivent la Parole avec joie (Marc 4.16), et ils croient mais pour un temps (Luc 8.13).

Le fruit est plutôt la persévérance active dans toutes les voies du Seigneur. On peut chuter sur le sentier, mais le Seigneur nous relève (Jacques 5.15) et nous donne de poursuivre la route dans ses voies.

La croissance de la semence se poursuivra jusqu’à la fin. La faucille est une image du jugement dernier. Puisque c’est un épi qui sera coupé (Marc 4.28-29), il sera conservé. Les autres seront jetés au feu éternel (Matthieu 3.12 ; 25.41).

Nous sommes appelés à la patience. Le moment de la moisson arrivera, c’est certain. Mais en attendant, persévérons patiemment (Jacques 5.7-8). Soyons patients les uns envers les autres comme le Seigneur l’est avec nous.

Père éternel, merci de ta patience à notre endroit. Non pas une patience passive mais une patience active. Tu poursuis en chacun de nous l’œuvre que tu as commencée (Philippiens 1.6). Amen !

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

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