MÉDITATION DU 11 JUILLET 2026
Lecture : Psaume 42
* Veuillez noter que
la numérotation des versets de ce psaume diffère d’une version à l’autre.
Ce psaume a été écrit
par un chantre en exil. Tout comme nos premiers parents furent expulsés du
jardin d’Éden en raison de leur péché, le peuple fut expatrié loin du pays des
promesses, loin du temple, là où Dieu manifestait sa présence alliancielle au sein
de son peuple.
L’exil signifiait
beaucoup plus qu’un simple déplacement géographique. C’était être remis entre
les mains d’une nation païenne. C’était perdre la jouissance du pays promis.
C’était recevoir la malédiction de l’alliance [Deutéronome 28.36, 64]. La
tristesse de cette situation ressort bien dans le psaume 137.
C’est dans ce contexte
que le psaume 42 a été écrit. Le psalmiste se compare à une biche, et avec
raison. Une biche évoque la fragilité et la vulnérabilité. Ceci dit, l’image
frappe surtout pour la soif de la biche qui, contrairement au chameau qui est
fait pour les longues traversées du désert, elle ne supporte pas le manque
d’eau. Elle a soif.
Et c’est ainsi que le psalmiste, loin
des bénédictions de l’alliance, se voit. La gorge de son âme est sèche. Une
sorte de déshydratation spirituelle. Seul un croyant peut ressentir ce genre de
disette. Les morts n’ont jamais soif.
Soupirer après Dieu, c’est confesser
son besoin vital d’être en sa présence, et c’est professer qu’il est la seule
source dont nous avons besoin.
Nous ne sommes pas en exil, mais il se
peut que nous ayons des saisons désertiques. Il se peut que ce soit nos yeux
qui soient humectés [v. 4] et non notre gorge.
Le psalmiste se remémore les bons
moments du passé avec Dieu [v. 5]. Ça le pousse à s’attendre à Dieu [v. 6].
Parce que la même alliance qui comportait des malédictions avait aussi en
réserve des bénédictions pour ceux qui revenaient de leur mauvaise conduite
[Deutéronome 4.30-31 ; 2 Chroniques 6.37 ; 7.14].
Pour nous, chrétiens, il n’y a aucune
malédiction qui peut tomber sur nous puisque le Christ les a toutes subies,
entièrement subies à la place de son peuple.
Celui qui ressent toute la correction
de Dieu [v. 8] doit se rappeler les bontés de Dieu [v. 5]. Le vrai croyant
n’abandonne pas la foi lorsque l’épreuve vient. Il continue, il persévère et
s’attend à Dieu. Il sait que la bienveillance ne peut venir que de l’Éternel
[v. 9].
Des questions surgissent d’abord en ce
qui concerne Dieu [v. 10-11]. L’oubli mentionné est sans doute le sentiment du
psalmiste dans la détresse. Nous avons les mêmes questionnements lorsque le
Seigneur nous fait traverser des périodes sombres.
Le dernier questionnement est cette
fois dirigé vers l’auteur lui-même. Au lieu de tomber dans l’abattement et de
gémir, attendons-nous à Dieu. N’est-il pas le Dieu de notre salut [v.
12] ?
Seigneur, combien j’ai de la difficulté
à diriger mes pensées vers toi lorsque les nuages me couvrent. Merci de ton
Esprit qui rappelle à ma mémoire tes promesses et tes bénédictions passées, qui
sont garantes de l’avenir.
Je te prie pour mes frères et sœurs.
Que tu nous donnes à chacun d’être envers toi comme cette biche qui soupire
après des courants d’eau. Tu es cette source intarissable d’eau vive. Je te
loue pour ce que tu es pour nous. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
