​MÉDITATION DU 9 JUIN 2026

9 JUIN 2026

 

Lecture : Joël 2.14-17

 

Dans ces versets, Joël émet la
possibilité que Dieu annule le jugement annoncé. Nous avons déjà présenté notre
compréhension des « regrets » de Dieu [cf.
https://www.erbdrville.com/?p=3087].

 

Un jeûne national est demandé. C’est
une pratique qui visait à exprimer collectivement l’humilité, la prise de
conscience de l’égarement du peuple. C’est pourquoi tout le peuple est convié à
ce jeûne, les vieillards [anciens] comme les enfants, même les nourrissons.

 

Joël présente la situation en
disant : « QUI SAIT s’il ne reviendra pas Et n’aura pas de regret ».
Cette formulation s’explique de diverses façons.

 

1.    
Peut-être que le
Seigneur attendait de voir le sérieux de la repentance. Les Israélites
s’étaient déjà repentis superficiellement. Le Seigneur n’agrée que la
repentance authentique.

 

2.    
Le peuple ne devait
pas penser que Dieu est obligé de pardonner. Il demeure souverain. Même si nous
savons qu’il est fidèle à ses promesses, c’est librement qu’il les remplit.

 

La présence des sacrificateurs
« entre le portique et l’autel » est hautement significative. Le
portique était l'entrée du bâtiment principal du Temple qui mène vers le Lieu
Saint, puis le Lieu Très Saint. C'est le seuil de la maison de Dieu, le lieu de
sa présence. L’autel était pour les holocaustes. Il était situé à l'extérieur,
dans la cour, là où le sang des sacrifices est versé pour le pardon des péchés.

 

En se plaçant entre les deux, les
sacrificateurs se tiennent physiquement dans l'espace intermédiaire. Ils avaient
le dos tourné à l'autel des sacrifices et le visage orienté vers le portique [la
présence de Dieu]. C'est la position parfaite du médiateur : ils font
littéralement écran entre un Dieu saint et un peuple pécheur.

 

C’est l’intercession des sacrificateurs
qui est évoquée par leur positionnement dans le temple. Normalement, cet espace
était réservé à l'accomplissement de rites sacrés joyeux ou solennels. Y
pleurer à chaudes larmes et se lamenter était une rupture totale avec le
protocole habituel.

 

Autrement dit, c’est comme si le
Seigneur leur avait dit que la condition spirituelle des Israélites n’offre
aucunes réjouissances.

 

Nous devons pleurer sur notre péché et
supplier le Seigneur de nous pardonner et de nous purifier [1 Jean 1.9].

 

Père céleste, nous voulons prendre au
sérieux ce que tu nous dis dans ta Parole. Particulièrement sur la réalité de
notre péché. Tu vois nos luttes, nos chutes.

 

Donne-nous cette force de combattre
avec intensité, d’un cœur résolu et de nous engager à vivre la consécration
afin que nous t’honorions dans notre corps et dans notre âme. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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