MÉDITATION DU 24 AVRIL 2026
Lecture : Ruth
4.6-10
Booz a placé le plus proche parent de
Noémi face à ses responsabilités. S’il voulait prendre Ruth, il devait aussi
racheter le terrain de Noémi. Et s’il voulait le terrain, il devait aussi
prendre Ruth comme épouse. En fait, celui qui voulait appliquer la loi du
lévirat, devait épouser Ruth ainsi que devenir propriétaire du terrain. C’était
les deux ou rien.
La loi du lévirat était considérée
comme un devoir de rachat. La veuve était rachetée, c'est-à-dire sortie de sa
triste situation de veuve qui n’avait pas encore donnée de descendance à son
mari. Et les biens devaient aussi être rachetés, c'est-à-dire acquis pour
qu’ils demeurent rattachés à cette même descendance.
Le proche parent était intéressé par le
terrain [Ruth 4.4], mais quand Booz lui rappelle qu’il devait aussi prendre
Ruth, cet homme recula. Cet homme ignorait-il la présence de Ruth et la vie de
Noémi qui avait eu deux fils décédés alors qu’elle séjournait chez les Moabites
? Ce serait très surprenant puisque tout le village avait été mis au courant
des événements [Ruth 3.11]. Booz lui rappelle tout de même toute l’histoire
[Ruth 4.3-5] afin de s’assurer que la situation soit claire.
La raison du recul de ce proche parent
est qu’il avait compris qu’une fois marié à Ruth, le terrain devra être légué
aux enfants qu’il allait avoir avec sa nouvelle épouse. Il semble que cet homme
avait déjà été marié, possiblement un veuf, puisque la mention d’un héritage
déjà existant suppose la présence d’enfants [Ruth 4.6]. De plus, l’ensemble de
son patrimoine aurait dû être partagé avec tous ses enfants, incluant ceux
qu’il aurait eus avec Ruth.
Booz connaissait très bien ce proche
parent puisque lui aussi était de la famille et que les deux demeuraient dans
le même village. Booz a joué sur une corde sensible. Ce proche parent semble
aussi être plus intéressé par l’argent. Il n’exprime aucun désir d’honorer Dieu
par la loi du lévirat. Il savait que s’il mariait Ruth, il aurait aussi dû
prendre soin de Noémi qui ne pouvait travailler. D’ailleurs, depuis que Noémi
était revenue veuve, il n’avait démontré aucune compassion pour elle, sa proche
parente.
Booz a présenté les deux
responsabilités, et même, les trois responsabilités à cet homme : l’achat
du terrain, le mariage avec Ruth, et la prise en charge de Noémi. Cet homme
refusa. Il n’était intéressé que par le terrain mais pas par la famille.
L’homme scella publiquement sa décision
en retirant sa sandale, comme c’était la coutume à l’époque selon la loi de
Dieu [Deutéronome 25.7-10].
Ces deux personnages sont en contraste.
Booz, un homme de vertus, a commencé à prendre soin de Ruth et de Noémi [Ruth
2.8-9, 14-17]. Booz n’a pas attendu de l’avoir comme épouse pour exercer envers
elles la compassion et la générosité. De plus, il a tout dirigé pour que Ruth
et Noémi voient leur situation instable se régler le plus rapidement possible.
Mais surtout, il a honoré le Seigneur en s’assurant que le nom du défunt soit
perpétué par une descendance, tel que le demandait la loi de Dieu.
De son côté, le plus proche parent a
fait preuve de cupidité et d’insensibilité envers deux veuves, par surcroît ses
proches parentes. Il a méprisé la loi du lévirat ainsi que la loi qui demandait
de prendre soin de la veuve et de l’orphelin.
Frères et sœurs. Si nos yeux sont
tournés vers le matériel, vers les possessions, nous ne pourrons jamais honorer
le Seigneur. Il est aussi le Seigneur des biens matériels et nous devons
l’honorer avec tous nos biens [Proverbes 3.9-10].
Père céleste, merci de dispenser
généreusement les bénédictions et de pourvoir à tous nos besoins. Nous
professons que tu nous donnes généreusement dans le but que nous utilisions
tous nos biens pour t’honorer et prendre soin les uns des autres. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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