​MÉDITATION DU 27 MARS 2026

27 MARS 2026

 

Lecture : Jonas
2.4-5

 

* Veuillez noter que
la numérotation des versets diffère d’une version à l’autre.

 

Jonas s’est senti rejeté par Dieu. Il
se disait… Et c’est justement là le problème. Il se disait.

 

Combien de fois nous avons laissé
mijoter des pensées, des impressions en nous alors qu’elles contredisaient les
promesses de Dieu ? Jonas est ici au point le plus bas de son désespoir. Il se
sent banni par Dieu.

 

Le premier cri de Jonas n'est pas « je
me noie », mais « je suis chassé loin de ton regard ». La plus grande
souffrance du croyant n'est pas la douleur physique, c'est le sentiment d’abandon
par Dieu.

 

Jonas a fui la présence de Dieu
volontairement, mais maintenant qu'il a l’impression d’en être privé par la
force des choses, il réalise que c'est l'enfer.

 

On peut survivre à une tempête, mais on
ne survit pas au sentiment d'être abandonné par Dieu. C’est le cri du «
pourquoi m’as-tu abandonné ? » bien avant la croix.

 

Au milieu de sa certitude d'être banni,
Jonas lance un défi à sa propre situation : « Pourtant, je verrai encore
ton saint temple ». C'est une déclaration de guerre contre son propre
désespoir. La foi demande de repousser nos propres pensées. La foi triomphe du
monde, et donc, de nos pensées charnelles.

 

La foi ne consiste pas à nier que nous
sommes au fond du trou, mais à affirmer que le trou n'est pas notre destination
finale. Regarder vers le « temple », c'est se focaliser sur le lieu du pardon
et du sacrifice au moment précis où l'on se sent le plus indigne.

 

Le verset 5 décrit une expérience
claustrophobe : les eaux montent « jusqu'à l'âme » [selon l'hébreu]. Ce n'est
pas juste de l'eau dans les poumons, c'est l’immersion de l’âme. L'abîme n'est
pas seulement autour de lui, il est en lui.

 

Frères et sœurs, nos épreuves seraient
moins éprouvantes si nous ne laissions pas nos pensées les assombrir et les aggraver.
Au fond de la mer de l’épreuve, remplissons nos pensées des promesses de Dieu.

 

Seigneur, nous nous tenons devant toi,
parfois submergés par le sentiment que nos erreurs nous ont chassés loin de ta
face. Les eaux de l'anxiété montent jusqu'à notre âme et les soucis de ce monde
s'enroulent autour de nos têtes comme des liens étouffants.

 

Pourtant, au cœur de cette obscurité, nous
voulons tourner nos regards vers ton saint temple, c'est-à-dire vers
Jésus-Christ, lui qui a tout payé pour nous. Nous rejetons l’idée que l'abîme
aura le dernier mot. Même si nous nous savons indignes de ton regard, nous nous
appuyons sur ta fidélité qui dépasse nos fuites. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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