MÉDITATION DU 15 MARS 2026
Lecture : Psaume 13
Dans ce psaume, David
exprime son désespoir. La répétition de « jusques à quand ? » résume bien son
état d’âme. On sent même une certaine exaspération, un essoufflement.
Frères et sœurs. Le
monde actuel, fortement influencé par Satan [1 Jean 5.19], n’offre aucun espoir
à l’homme. La Bible compare ce monde aux eaux tumultueuses [Genèse 49.4 ;
Psaume 32.6 ; 69.1] dans lesquelles les hommes se perdent. Comme les mers, le
monde n’offre rien de stable.
Face à ce constat,
David répand son âme devant Dieu. Ce n’est pas une prière de routine, ni une
prière rituelle. Sa prière indique une relation intime avec son Dieu. La
transparence est de mise. David ne cache rien [Psaume 39].
Avons-nous parfois
l’impression que Dieu nous a oubliés, abandonnés aux mains de personnes
malveillantes [v. 2] ? Avons-nous parfois le sentiment que Dieu est insensible
à nos soucis, à notre chagrin [v. 3] ?
Les « jusques à quand
» présupposent une question. Pourquoi le Seigneur laisse-t-il certaines
situations éprouvantes durer dans le temps ?
Le Seigneur a plus
d’une raison. Il veut nous former par les épreuves [Jacques 1.2-4] et surtout,
il veut se glorifier en toute circonstance. Il se glorifie du fait que ses
enfants persévèrent en dépit des vents contraires.
Le verset 4
m’interpelle particulièrement. David ne veut pas sombrer dans ses pensées. Il
demande le secours de Dieu afin que celui-ci éclaire ses yeux et qu’il ne
s’endorme pas dans la mort. David, qui avait exprimé son désespoir face à ce
qu’il subit dans ce monde, trouve son espoir en Dieu. Notre Seigneur peut
intervenir même dans ces situations.
Frères et sœurs. Nos
pensées peuvent nous entraîner vers le gouffre. Elles peuvent nous emporter
dans une spirale descendante. Et nous devons nous ressaisir lorsque nous
constatons que notre âme vacille en raison de nos pensées, nos impressions, nos
sentiments, nos doutes, nos craintes.
Quelques textes nous
enseignent à imposer la pensée de Dieu à nos pensées [Lamentations 3.21-23 ;
Philippiens 2.5].
David ne fait pas
preuve d’arrogance et de bravade face à ses ennemis [v. 5]. Il se confie en
Dieu. Non seulement reconnaît-il sa vulnérabilité devant Dieu, mais en ayant
écrit ce psaume, il s’est trouvé à l’exprimer à tout le peuple. Quelle belle
preuve d’humilité.
Le psaume se termine
par une déclaration de confiance en Dieu. Les circonstances n’ont pas changé,
mais la perspective de David s’est déplacée de la situation du monde vers les
promesses de salut de Dieu. Rapidement, l’allégresse le saisit et un chant de
louange émane de son âme [v. 6].
Frères et sœurs. Quand
on se tourne vers le Seigneur, on passe du désespoir à l’espérance, de la
crainte à la joie. Combien nous devons développer ce réflexe de venir en
présence de notre Père céleste.
Seigneur Dieu. Merci
pour ce bel exemple de David. Il savait reconnaître sa fragilité. Donne-moi, et
donne à mes frères et sœurs de venir humblement devant toi, surtout quand le
doute nous envahit, quand les craintes nous submergent.
Seigneur, je veux te
louer pour ta bonté, pour la joie que tu mets en nous, une joie qui ne repose
pas sur les circonstances mais sur tes promesses.
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
