MÉDITATION DU 9 MARS 2021

MÉDITATION DU 9 MARS 2021

Lecture : Marc 1.29-31

La guérison de la belle-mère de Pierre, c’est-à-dire la mère de son épouse, prouve que celui-ci était marié, statut confirmé en 1 Corinthiens 9.5.

La Bible enseigne clairement que les pasteurs peuvent se marier (1 Timothée 3.2 ; Tite 1.6). Certaines Églises croient même, à partir de ces versets, qu’un pasteur doit être marié, à moins qu’il ne soit veuf. Et si Paul se disait célibataire, certains proposent qu’il ait été marié jadis puisqu’il était membre du Sanhédrin et que, pour y siéger, il fallait être marié selon certaines sources.

Pour un Juif, que Jésus guérisse un jour de sabbat était choquant (cf. Marc 1.21), ce que nous confirme Matthieu 12.10. Jésus enseignera que le sabbat est fait pour l’homme et non l’inverse. C’est-à-dire qu’il est permis de faire du bien le Jour du Seigneur. Notez que ce bien n’a pas remplacé la nécessité du culte puisque c’est au sortir de la synagogue que Jésus s’est rendu chez Pierre pour guérir sa belle-mère.

La guérison physique illustre bien plus que le bien-être du corps. La maladie est définie dans le dictionnaire Larousse comme une altération de la santé. Le corps est atteint au point d’affecter certaines fonctions du corps.

Dans ce sens, nous pouvons dire que tous les pécheurs sont malades intérieurement et ont besoin d’être guéris. Nous sommes tous dysfonctionnels.

Le Seigneur avait promis la protection contre toute maladie si le peuple obéissait parfaitement (Deutéronome 28.60-61). La maladie est la conséquence du péché. Parfois, c’est en raison du péché de l’individu (1 Corinthiens 11.29-30) et parfois, c’est en raison du désordre créationnel causé par le péché de l’homme en général sans que soit en cause le péché de l’individu (Jean 9.2-3).

Quand on y pense, il y a quelque chose de bénissant dans la maladie. Elle nous montre que quelque chose ne va pas dans la création de même que dans nos vies. Elle est pédagogique.

La maladie nous rappelle également que nous sommes ici, sur terre, temporairement. Notre cité est dans les cieux.

La maladie nous enseigne que l’important est beaucoup plus notre santé spirituelle que notre santé physique. « Lorsque notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (2 Corinthiens 4.16)

Toutes les guérisons que Jésus a faites visaient l’enseignement de ces vérités. Ces personnes qui ont été guéries sont toutes décédées. Ces guérisons étaient temporaires. Elles annonçaient la vraie guérison qui est devant nous.

Ce n’est qu’à la résurrection que les enfants de Dieu goûteront à la pleine guérison. Ce n’est que là où le Seigneur « essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21.4).

Seigneur Dieu, nous te louons pour les meurtrissures de Jésus par lesquelles nous sommes guéris. Amen !

Daniel Durand
pasteur

Publications similaires