MÉDITATION DU 2 MARS 2026
Lecture : Galates
6.1
Ce verset nous montre que le péché doit
être traité. Le peuple de Dieu est saint et la sainteté convient à sa maison
[Psaume 93.5]. De nos jours, la discipline d’Église n’est plus pratiquée que
pour des situations extrêmes, et parfois, elle n’est plus du tout pratiquée.
Il n’y a aucun amour du prochain à ne
pas reprendre celui qui a péché. La preuve est que Dieu a tellement aimé le
monde qu’il a donné son Fils pour que le péché soit traité.
BUT. Paul demande qu’un frère surpris en quelque faute soit
redressé. Le verbe grec est utilisé dans d’autres textes pour RÉPARER les
filets [Matthieu 4.21]. Il s’agit donc de ramener dans l’état fonctionnel.
MANIÈRE. La manière de faire est très importante. Il faut que ce
soit fait avec un esprit de douceur. Le mot grec signifie humilité, amabilité.
Celui qui reprend son frère ne doit pas prendre une approche de supériorité ou
de juge. Il s’agit d’abord d’examiner son propre cœur pour voir l’intention. Si
le désir profond est le relèvement du frère fautif ainsi que le bien de
l’Église, c’est bon. Mais si l’intention est de discréditer le frère fautif, il
ne faut pas intervenir.
La manière sera dictée par le but. On
n’élève pas quelqu’un en le rabaissant. Il est important, avant d’arriver au
cœur du sujet, d’assurer le frère de nos intentions les meilleures.
SPIRITUEL. Paul ajoute que ce n’est pas quiconque qui peut reprendre
son frère. Ce sont ceux qui sont spirituels. Dans le contexte de l’épître, ce
sont ceux qui marchent par l’Esprit de Dieu, ce qui implique qu’ils ne marchent
pas selon la chair. C’est celui en qui le fruit de l’Esprit est manifeste.
Celui qui a une poutre dans son œil n’est pas habilité à intervenir dans une
telle situation. Une personne moins mature risquerait de prendre une approche
« militaire » face à son frère.
ATTENTION. Paul termine ici avec une mise en garde. Il ne faut pas
que la personne qui reprend l’autre soit elle-même tentée.
Ce texte nous enseigne que le péché
d’un frère concerne l’assemblée, c'est-à-dire qu’on ne peut pas s’abstenir de
traiter le péché de son frère sous prétexte que c’est son péché.
De plus, nous devons aborder la
question comme Dieu le fait avec nous. Il est patient, il sait doser la
correction, et il nous relève.
Père céleste, merci de nous donner les
uns aux autres, merci pour l’Église, ce lieu de sanctification et de
croissance. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
