MÉDITATION DU 12 FÉVRIER 2026
Paul cite le livre de la Genèse dans lequel on retrouve le récit d’Abraham qui eut deux fils. La surprise est qu’il désigne ce livre comme étant la loi. Il fera la même chose lorsqu’il enseignera sur les langues [Ésaïe 28.11 ; 1 Corinthiens 14.21]. Ailleurs, il va donner au mot loi le sens plus restreint de commandements, comme en Romains 2.25.
Paul va utiliser ces deux niveaux sémantiques du mot loi pour que les Galates réalisent leur incohérence. Ils prétendent tenir à la loi tout en laissant tomber tout un pan de la loi. La vérité ne se comprend qu’en tenant compte de l’ensemble des Écritures. Jamais en ignorant une partie de celle-ci. Isoler des textes sans tenir compte des autres conduit inévitablement à l’erreur, à l’hérésie et à l’égarement. Si nous prétendons être bibliques, nous devons considérer l’ensemble de la révélation
et non prendre des textes en vrac.
Le fait que Paul désigne la Genèse comme étant la loi nous enseigne que toute la Parole fait autorité. Le sens premier du mot hébreu Torah est enseignement, instruction. Mais c’est un enseignement qui fait autorité. Ce n’est pas comme enseigner sur la manière de faire des pâtisseries. Dans ce cas, on est libre après d’en faire ou non. En ce qui concerne les Écritures, elles sont l’autorité.
Par son enseignement, Paul va ramener les Galates dans la perspective biblique et, en même temps, révéler l’incompétence des judaïsants qui se voulaient des enseignants. Ceci nous montre que les Galates n’étaient pas équipés pour discerner l’erreur des judaïsants. Et ça nous enseigne que nous avons besoin des enseignants que le Seigneur place sur son Église.
À l’ère d’internet, tout le monde trouve une tribune pour se faire entendre. On y trouve le meilleur mais aussi le pire. Les Écritures nous enseignent que seuls ceux qui sont appelés et reconnus par leur Église locale devraient enseigner. Si quelqu’un n’est pas reconnu dans son Église, il ne devrait pas passer par-dessus celle-ci pour enseigner ailleurs, même sur internet. Paul a été reconnu dans son ministère [Galates 2.9] et a reçu l’imposition des mains pour son ministère [Actes 13.2-3]. Les judaïsants n’ont jamais été reconnus. C’étaient des charlatans spirituels qui ne cherchaient qu’à égarer les brebis du Seigneur.
L’apôtre présente Abraham et ses deux fils. Abraham en a eu d’autres [1 Chroniques 1.28-32], mais Paul ne s’intéresse qu’aux fils Isaac et Ismaël pour des raisons théologiques. Ces deux fils sont
emblématiques. Ce n’est pas la seule fois que les Écritures ne s’intéressent qu’à deux fils pour ces raisons. Les Écritures rappellent à quelques reprises qu’Adam eut deux fils, Abel et Caïn, alors qu’il en a eu plusieurs autres, outre Seth [Genèse 5.4].
Frères et sœurs, il est important pour chacun d’entre nous de ne pas prêter l’oreille à quiconque se cherche une tribune. Le Seigneur a établi comment ses docteurs, mot qui signifie enseignants, doivent être reconnus, et c’est au sein de l’Église locale que ça doit se faire. Ça implique que les chrétiens doivent se laisser enseigner par ceux qui sont reconnus seulement.
Père céleste, merci pour ta sagesse. Donne-nous de toujours considérer toute ta Parole dans son intégralité et pour laquelle nous te louons. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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