MÉDITATION DU 23 DÉCEMBRE 2025
Lecture : Matthieu
2.1-2
Les circonstances entourant l’envoi du messie étaient
particulières. À cette époque, les Juifs vivaient dans l’espérance d’être
libérés du joug romain. Les Juifs vivaient dans le pays promis, mais sous
occupation païenne. Ils étaient chez eux sans vraiment l’être.
En même temps que cet état d’attente, ils vivaient dans leur
routine du judaïsme. Les fêtes juives qui rassemblaient le peuple revenaient à
chaque année, ils offraient périodiquement des sacrifices selon la loi de Moïse.
La suite de l’histoire nous montre que le peuple, à part quelques
exceptions, a rejeté le messie.
Mais voilà que des non Juifs arrivent. Ce sont des mages, c'est-à-dire
des savants spécialisés dans l’astronomie, la religion de leur pays,
probablement de la Mésopotamie ou de la Perse, et ils étaient souvent les conseillers
du roi [cf. Jérémie 39.3].
Les versets dévoilent un contraste très fort. Hérode est présenté
comme roi mais les mages ne considèrent que Jésus comme roi des Juifs. Ils n’ont
aucun hommage à rendre à Hérode. Ils considèrent Jésus un roi digne d’être
adoré, donc bien supérieur à Hérode.
Mais qu’est-ce qui a pu pousser ces mages à quitter leur pays
pour se rendre à Bethléem ? Tout est dans le verbe « voir ». « Car
nous avons VU son étoile en Orient ».
Dans le grec antique, il y a plusieurs verbes traduits par voir.
Celui qui est utilisé ici a un sens beaucoup plus fort que la simple perception
par les yeux. Il est souvent synonyme de savoir, de comprendre, d’assimiler une
connaissance. Comme dans notre expression française « je vois ce que tu
veux dire ? ».
Il y a fort à parier que beaucoup de gens avaient aperçu l’étoile
en question. Plusieurs sources antiques témoignent d’une étoile particulière
qui correspondrait à celle vue par les mages. Des gens l’ont vue, mais simplement
dans le sens de percevoir des yeux. Pour eux, c’était une étoile parmi des
milliers.
Mais pour les mages, cette étoile signifiait une grande nouvelle.
Le roi des Juifs était né et ils sont venus l’adorer.
Je me permets un parallèle. Pour le commun des mortels, cette
étoile n’était qu’une autre étoile. Rien qui ne mérite l’attention sinon l’intérêt
des astronomes. Mais pour les mages, elle indiquait la route vers l’adoration.
De la même manière, pour les hommes en général, Jésus est ordinaire. Rien qui
ne mérite l’attention. Il a vécu et il est mort. Comme tous les hommes.
Mais pour nous, chrétiens, nous voyons Jésus par les yeux de la
foi, nous savons qui il est. Et c’est la route de l’adoration, de notre adoration.
Père céleste, toi qui as créé la lumière du soleil et des
étoiles, toi qui as dit « La lumière brillera du sein des ténèbres ! »,
tu as brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire
de Dieu sur la face de Christ [2 Corinthiens 4.6].
Nous te louons de nous avoir sortis des épaisses ténèbres dans
lesquelles nous nous complaisions et merci d’avoir fait de nous des enfants de
lumière. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
Chaîne YouTube :
https://www.youtube.com/channel/UCrO25AbIgFO-RFzdpicwQGA
Site internet :
Page Facebook :
https://www.facebook.com/ERBDRVILLE
Faire un
don :
https://www.zeffy.com/fr-CA/donation-form/bb6e6258-b870-4909-8af2-0d1f914cca2f
Daniel Durand, pasteur
