MÉDITATION DU 20 SEPTEMBRE 2025
Lecture : Deutéronome
23.16-19
* Veuillez noter que
la numérotation de ces versets diffère d’une version à l’autre.
Ces versets comportent des règles
éthiques.
La première règle concernait les
esclaves. Ici, il s’agit d’esclaves étrangers. Si ça avait été un esclave
Israélite, il n’aurait pas eu le droit de s’enfuir puisque c’est par son
travail d’esclave qu’il remboursait sa dette [Lévitique 25.39-43]. Ce sont des
esclaves qui avaient fui leur maître païen.
Les nations avoisinantes n’avaient pas
de considération pour les esclaves. Les femmes pouvaient être violées, les
hommes pouvaient se faire tuer. Les esclaves n’avaient aucun droit. Ça explique
leur fuite lorsqu’ils en avaient la possibilité.
En Israël, le Seigneur a demandé que
les esclaves soient bien traités. Ils avaient des droits. Ils pouvaient choisir
le lieu de résidence. Et surtout, les Israélites n’avaient pas le droit de les
opprimer [Deutéronome 23.17]. C’est le même mot utilisé pour décrire les
traitements que les Égyptiens ont infligés aux Israélites [Exode 22.21].
La règle suivante concerne les
prostitués, mâles ou femelles. Rappelons-nous que le Deutéronome a été donné
juste avant l’entrée du peuple en Terre Promise. Les Israélites ont dépossédé
les Cananéens, mais il en est resté plusieurs. Et parmi ceux-ci, il se peut
qu’il y ait eu des prostitués. Le terme chien servait à désigner les prostitués
mâles.
Les textes extrabibliques montrent
clairement que les rapports sexuels avec ces prostitués du temple étaient liés
à toute la conception de la fertilité pour la famille, les troupeaux et les
récoltes.
Les revenus tirés de ces pratiques ne
pouvaient être utilisés pour l’accomplissement d’un vœu devant l’Éternel. Cette
règle nous montre que l’argent acquis de manière immorale n’est pas sanctifié
sous prétexte qu’il est donné au Seigneur. Et donner au Seigneur de l’argent
mal acquis n’efface pas le péché qui en a permis l’acquisition.
Tout ceci nous montre que le culte
authentique n’est agréé que par ceux et celles qui ont un comportement cohérent
avec la foi professée.
Nous sommes exhortés, frères et sœurs,
à nous examiner et voir si notre conduite est conforme à notre foi. De la même
manière que les Israélites devaient bien traiter les esclaves, nous devons bien
traiter les personnes plus faibles, et si nous en avons, nos employés.
De la même manière que le Seigneur ne
tolère pas la débauche, nous ne devons pas la tolérer dans nos vies ni dans la
vie de nos Églises.
Père éternel, purifie-nous, donne-nous
de rechercher la sanctification, sachant que la sainteté convient à ta maison
[Psaume 93.5]. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
