​MÉDITATION DU 30 JUILLET 2025

30 JUILLET 2025

 

Lecture : Deutéronome
9.7-10

 

Ces versets ouvrent une section qui
rappelle la confection du veau d’or [Exode 32.]. Le Seigneur demande au peuple
de se souvenir de comment il a irrité l’Éternel. L’emphase est sur le comment.

 

Dans une chute, il est bon de faire
l’analyse afin de comprendre et d’éviter de commettre les mêmes fautes.

 

L’impatience. Moïse tarda à redescendre de la montagne sainte et le
peuple ne voulut plus attendre. Le peuple trouvait que ça prenait trop de temps
à son goût. Il a décidé de prendre les choses en main.

 

Savoir attendre après Dieu est une
vertu, c’est la patience. L’impatience consiste à ne pas accepter le temps de
Dieu et conduit à diriger sans Dieu. L’impatience équivaut à accuser Dieu de
laxisme.

 

La
démocratie
. Mais il y a plus. Le Seigneur
avait désigné un dirigeant pour le peuple, et c’était Moïse. Le peuple a plutôt
décidé… de décider. C'est-à-dire que le peuple a prétendu pouvoir se choisir un
autre dirigeant. Jamais le Seigneur n’a démocratisé le choix d’un dirigeant.
Que ce soit les conducteurs Moïse et Josué, que ce soit les juges durant la
période entre la fin de la vie de Josué et le début de la royauté, que ce soit
les rois, que ce soit les apôtres ou les anciens [appelés aussi pasteurs, dirigeants,
évêques, enseignants]. C’est toujours le Seigneur qui les désigne directement
ou encore les dirigeants en fonction qui en désignent d’autres.

 

Les Écritures présentent peu de
situations où c’est le peuple qui décida. Dans chaque cas, ça n’avait pas été
prescrit par Dieu. Et à chaque fois, ce fut la catastrophe. En plus de
l’exemple de notre texte, il y a eu le choix de Saül [1 Samuel 8.4-8] et la
préférence pour Barrabas au lieu de Jésus-Christ [Matthieu 27.17-26].

 

James Montgomery Boice, le célèbre
théologien, a écrit que c’est rendu que l’autorité dans les Églises n’est plus
assumée par les dirigeants mais par 50% + 1 des membres. Certains diront que
c’est pour protéger les Églises des abus de pouvoir de certains pasteurs. Mais
bien que certains pasteurs aient abusé de leur autorité, la solution ne réside
jamais dans une alternative que Dieu n’a pas prescrite.

 

La démocratie ne protège en rien. Les
preuves bibliques sont accablantes. Le peuple a désigné Aaron et les résultats
furent abominables. Il a voulu plaire au peuple en concevant un dieu avec des
richesses qui auraient dû être consacrées au Seigneur qui l’avait délivré
[Exode 25.3]. Aaron aurait tout simplement dû refuser la requête du peuple.

 

Le principe vaut dans l’Église. La
direction de l’Esprit et le sacerdoce universel ne changent rien à cette
vérité. Le Seigneur n’a pas plus instaurée de démocratie pour désigner les
dirigeants, c'est-à-dire les anciens.

 

L’œuvre de Dieu ne peut se faire que
par les moyens de Dieu dans les modalités de Dieu. Tout écart révèle une
prétention et conduit à la faillite. Soyons de ceux qui appliquent humblement
les prescriptions de l’Éternel, sans nous en détourner ni à gauche, ni à
droite.

 

Père, rends-nous dociles, donne-nous
d’être patients sachant que tu contrôles parfaitement tout à merveille.
Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

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Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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