MÉDITATION DU 12 JANVIER 2025
Lecture :
Philippiens 3.2-3
S’il est un sujet sensible chez de
nombreux chrétiens, c’est celui du statut d’Israël dans la nouvelle alliance. Je
constate que plusieurs refusent même d’aborder la question et réagissent avec
une forme d’agressivité dès qu’ils entendent une position qui n’est pas la
leur. Je prie que vous pourrez faire une lecture sereine de cette méditation.
Pour ma part, je crois que le vrai
Israël est l’Église. C'est-à-dire que les vrais Juifs sont les chrétiens [cf.
Romains 2.28-29 ; Philippiens 3.3].
Certains caricaturent en disant que
c’est la théologie du remplacement, l’Église qui remplace Israël. En réalité,
ce n’est pas du remplacement. C’est l’éclosion. Le passage de la nation juive à
l’Église comme peuple de Dieu, c’est la chenille qui devient papillon.
L’idée que Dieu n’ait pas rejeté son peuple
est tout à fait vrai [cf. Romains 11.1-5]. Et cela se réalise dans le fait que
Dieu continue de sauver des Juifs, un reste de Juifs. Et ces Juifs qui se
convertissent au Christ sont EN Jésus-Christ, et incorporés à son Église. Nous
invitons la (re)lecture attentive des chapitres 9 à 11 de l’épître aux Romains.
Quand on y pense, est-ce que le
Seigneur a deux peuples ou un seul ? [cf. Jean 10.16] Sous la nouvelle alliance,
Dieu présente l’Église comme étant SON peuple [Romains 9.24-26] et non l’un de
ses deux peuples.
Le Seigneur avait annoncé par la bouche
du prophète Amos le relèvement de la cabane de David [Amos 9.11-12]. À cette
époque, la condition spirituelle de la nation juive était tellement lamentable que
la désignation comme cabane convenait davantage que celle de maison. Les
versions varient entre cabane, hutte ou tente. Même ces mots ne sont pas assez
représentatifs de la désolation de la nation. C’est pourquoi plusieurs versions
ajoutent le qualificatif lamentable, branlante, vacillante, etc.
Le Seigneur l’a relevée par l’entrée
des païens, des non Juifs dans le peuple de Dieu. C’est ce qu’a affirmé
l’apôtre lors du concile de Jérusalem en citant le texte d’Amos 9 [Actes 15.16-17].
Il est très important de comprendre un
principe herméneutique ici, c'est-à-dire une règle d’interprétation biblique. Nous
devons nous placer à l’école de Jésus et des apôtres pour voir comment ils ont
compris l’Ancien Testament. Et c’est ce que nous avons, alors que Jacques
interprète Amos 9.11-12 et Actes 15.16-17.
Ces versets, et plusieurs autres, nous
montrent que nous, les chrétiens, sommes les récipiendaires des promesses
faites aux Juifs. Mais attention, ces promesses n’étaient pas que pour les
Juifs. Elles sont pour ceux qui mettent leur foi en Jésus-Christ, qu’ils soient
d’origine juive et non.
Frères et sœurs, que chacun puisse
profiter de ces versets pour s’examiner et s’assurer qu’il a les bons repères lorsqu’il
interprète la Bible. Nous devons prendre acte de comment Jésus et les apôtres l’ont
fait, nous mettre à leur école pour avoir des bases solides.
Bon Père céleste. Merci pour ta bonne
Parole. Fais de nous des étudiants sérieux et assidus de la Bible. Donne-nous
de la mieux comprendre afin que nous puissions la mettre en pratique. Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
