MÉDITATION DU 23 AOÛT 2023
23 AOÛT 2023
Lecture : Genèse
22.11-14
À l’instant où
Abraham allait porter la main son fils Isaac, l’ange de l’Éternel intervient
pour arrêter le geste. Le Seigneur agit souvent à la dernière minute mais sans jamais
en retard.
L’Ange de l’Éternel
dit à Abraham : « j’ai reconnu maintenant que tu crains Dieu… ».
Non pas que le Seigneur ignorait auparavant la disposition d’Abraham. Nous
devons plutôt comprendre que le Seigneur veut que les dispositions du cœur soient
manifestes.
Le Seigneur ne
nous place pas dans l’épreuve pour nous abandonner. Il intervient au bon
moment. L’urgence de l’intervention est exprimée par la répétition. Deux fois,
le nom d’Abraham et deux fois l’ordre de ne pas porter la main sur l’enfant.
Le texte précise
ton fils UNIQUE. Abraham avait bien eu un autre fils, Ismaël, mais pour la
continuité du projet allianciel, seul Isaac est considéré [Genèse 17.21]. De
plus, Ismaël avait quitté le clan abrahamique [Genèse 21.10]. Il n’était plus
dans le décor.
La foi d’Abraham
l’a amené à ne pas refuser son fils Isaac. La foi s’exprime toujours par
l’obéissance à tout ce que le Seigneur demande. Une foi sans obéissance n’est
pas la foi à salut. La foi n’est pas une simple disposition à avancer. La foi est
synonyme de confiance. Dire qu’Abraham avait la foi, c’est dire qu’il avait
confiance dans le Seigneur. Il a agi et obéit au Seigneur parce qu’il avait
pleinement confiance que ce que le Seigneur demande est toujours la meilleure
chose.
J’ai l’impression
que l’importance que les Réformateurs ont accordée à l’adhésion personnelle au
Christ a conduit nombre de chrétiens à penser que la foi peut se priver des
œuvres. Or, le Nouveau Testament nous dit tout le contraire. C’est vrai que la
foi individuelle au Christ est requise [1 Jean 5.13], mais comme l’a dit Mélanchton,
« La foi seule justifie, mais la foi n'est pas seule » [cf. Jacques 2.17].
En effet, la foi
vient avec les œuvres qui découlent de la foi. La foi vient avec un processus
de sanctification, de croissance. Notre foi est appelée à grandir, de même que
notre obéissance. Les deux sont indissociables.
Abraham et Isaac
goûtèrent à la providence divine. Un bélier est mort à la place d’Isaac. C’est
la substitution. Cet animal qui est mort à la place d’Isaac annonçait que
Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu, allait plus tard mourir à la place de tous les
élus de Dieu.
L’histoire du
sacrifice d’Abraham est fascinante mais surtout, elle prépare le lecteur à la
venue du Fils de Dieu. La colère de Dieu allait nous frapper en raison de notre
péché, mais Dieu a pourvu au sacrifice en envoyant son Fils unique mourir à la
place de tous ses élus.
Frères et sœurs,
faisons confiance au Seigneur dans tout ce qu’il nous demande. Obéissons-lui dans
toutes ses prescriptions.
Père céleste, nous
te louons pour l’envoi de ton Fils, pour tout ce qu’il a enduré à notre place. Nous
voulons, en reconnaissance, te servir et t’honorer tous les jours de notre vie.
Amen !
Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville
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Daniel Durand, pasteur
